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Le Voyage de Fanny: MCE a rencontré Victor Meutelet, interprète d’Elie !

Le Voyage de Fanny: MCE a rencontré Victor Meutelet, interprète d’Elie !

MCE a recontré Victor Meutelet dans le cadre de la promotion du film "Le Voyage de Fanny", qui sort aujourd'hui mercredi 18 mai en salles.

Aujourd’hui sort Le Voyage de Fanny, film de Fanny Doillon sur l’histoire vraie de Fanny Ben-Ami durant la seconde guerre mondiale. Victor Meutelet, acteur français ayant déjà un parcours bien amorcé (Clem, Salaud on t’aime, Tout Schuss) y joue Elie, jeune homme juif ayant pour mission de mener des enfants dont Fanny en zone sûre.

MCE: Bonjour Victor !

Victor Meutelet: Bonjour !

MCE: Quel est ton premier souvenir de cinéma?

Victor Meutelet: Le premier film qui m’a marqué, c’était Orange mécanique. Avant je regardais juste des films de temps en temps avec mes potes, sans plus, je n’étais pas particulièrement cinéphile. Mais quand j’ai vu celui là, je me suis dit « ah ouais »… C’est dérangeant, horreur… pourtant d’habitude je ne suis pas trop films d’horreur, mais celui là, j’ai kiffé.
Sinon, mon premier souvenir de tournage c’est Salaud on t’aime de Claude Lelouch. Avec Johnny Hallyday, Eddie Mitchell, Sandrine Bonnet… J’ai vu toutes ces stars et je me suis dit « Waouh » !

MCE: Comment tu t’es retrouvé dans ce film?

Victor Meutelet: J’ai passé des castings et j’ai été pris en fait, c’est tout. Je me suis retrouvé là.

MCE: Donc Salaud on t’aime, c’est le commencement. Peux tu nous parler de la suite de ton parcours?

Victor Meutelet
: Mon parcours… Eh bien dans Salaud on t’aime, j’avais un petit rôle mais c’est ce qui m’a donné envie de continuer. Ensuite j’ai fait plusieurs téléfilms et séries, sur France 2, Clem… Ce passage sur le petit écran m’a permis d’avoir un peu plus d’expérience et de savoir davantage comment appréhender un tournage de cinéma.
La méthode de travail n’est finalement pas si éloignée au cinéma et à la télé. Le rythme est un peu plus élevé en télévision. Au cinéma, on a un peu plus de temps pour soigner la mise en scène.

Après au cinéma j’ai joué dans Tout Schuss avec José Garcia, qui est mon troisième film.

MCE: Qu’est-ce que tu y joues?

Victor Meutelet: En fait je suis au ski, et mon but c’est de pécho la fille de José Garcia ; du coup il me met trop cher ! Il me mettait tout le temps la misère. Il me filait des trucs pour que je pue de la gueule ou que j’aie la chiasse. C’était ignoble. (rires) Il y’a une scène ou je suis sensé avoir de la merde sur ma brosse à dents. Je savais qu’il y’en avait pas en vrai, mais j’ai vu leur regard rieur au moment de tourner, le caméraman était mort de rire… Et ils avaient mis du sel en fait, pour que j’aie vraiment l’air dégouté ! Du coup si tu vas voir cette scène, saches que le dégout était réel…

MCE: Je m’en rappellerais ! Sinon, comment es-tu arrivé dans le projet du film Le Voyage de Fanny?

Victor Meutelet: Pareil, j’ai passé un casting. Puis on m’a rappelé. J’ai fait des essais, et Lola Doillon a trouvé ça cool alors elle m’a pris. Je l’ai quand même rencontrée plusieurs fois avant.

MCE: Que connaissais-tu de la seconde guerre mondiale avant de tourner dans ce film?

Victor Meutelet: J’en connaissais ce que j’ai appris dans mes cours de lycée, mais c’est tout tu vois, je ne suis pas spécialement un expert de la période… Mais j’ai pas mal parlé avec Lola de cette partie de l’Histoire, et elle m’en a appris beaucoup. En particulier sur la période qui concerne le film, 1943 avec les italiens, les allemands qui occupent la France… Il fallait que je connaisse bien tout ça pour être dans l’état d’esprit du film. Du coup on peut dire qu’elle m’a fait un bon petit récap historique.

MCE: Comment as-tu construit ton personnage dans le film?

Victor Meutelet: On a beaucoup répété avec Lola. J’aime bien travailler avec les réalisatrices/réalisateurs pour préparer les rôles. J’ai fait la chose la plus bête et méchante, j’ai juste appris mon texte quoi, puis après pour travailler… En fait ce qui est cool c’est que Lola sait vraiment ce qu’elle veut. Elle avait son film bien dans la tête, elle savait où elle allait, mais elle n’était pas non plus bornée. Elle disait pas genre « non tu fais comme ça un point c’est tout », elle me laissait proposer des trucs. Des fois elle disait « non bah ça j’aime pas, tu le gardes pour toi », des fois « ouais ça c’est cool, tu peux le mettre ! » et du coup c’est bien parce qu’il y avait le bon mix. Ce que je préfère c’est quand le réalisateur te laisse pas tout faire, il y en a des tu fais n’importe quoi et ils te disent « ouais ouais c’est très bien continues», mais tu sais que non, j’aime pas. J’aime bien quand je suis bien cadré. Du coup là, parfait mix: mélange entre improvisation et encadrement, c’était une vraie collaboration entre nous deux.
Sur Tout schuss c’était aussi un peu comme ça, ça partait souvent en vrille mais ils savaient nous recadrer. (ndlr: Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie).

MCE: Racontes nous tes souvenirs de tournage du Voyage de Fanny. Bons ou mauvais !

Victor Meutelet: Il n’y a pas spécialement de mauvais souvenirs de tournage dans ce film ! Les bons souvenirs c’est… les bons moments passés avec les enfants. Ryan, Fanny, même Igor, ils sont plus adultes, même Malone elle a beaucoup tourné avant… Lucien Juliane Lou, même ces tous petits m’ont vraiment marqué, parce que je trouve ça différent. Tu ne sais pas comment ils vont réagir, ils sont très spontanés, du coup tu leur donnes une réplique et tu sais pas trop comment ils vont te renvoyer la leur. Ca change entre chaque prise, ils ont pas d’automatismes ou de mécanismes et ça c’est génial parce que t’es aux aguets, tu sais pas comment ça va se passer. C’était ouf comme expérience.

MCE: Ils étaient pro malgré leur jeune âge?

Victor Meutelet: Oui, il étaient pro… enfin plus ou moins ! Y’en a qui sont plus dissipés que d’autres ! Lui mon pote là (il pointe un des enfants du doigt), tu le laisses 5 minutes sur le plateau tout seul… (rires) Mais il y avait des sortes de baby-sitter pour s’occuper d’eux. Ils avaient des doublures pour les plans de dos, on mettait un gamin qui avait la même coupe de cheveux qu’eux, ça passait, comme ça ils pouvaient rester tranquilles, se reposer et jouer. Parce que de toutes façons tu peux pas rester aussi longtemps sur un plateau quand tu as 7 ans, tu peux pas faire 9h-17h.
Enfin bref, les enfants c’était vraiment un bon souvenir, j’ai adoré tourner avec eux. Je pensais pas qu’on s’entendrait aussi bien. Ryan (Brodie) c’est vraiment devenu un pote, Léonie (Souchaud, qui joue Fanny) aussi…
Ryan déjà la différence d’âge était moins grande, il a 17 ans. Léonie en a 13. J’avais pas l’impression d’être « les petits jouent ensemble » et moi dans mon coin, on était bien mélangés. On était là, on se marrait.

MCE: As-tu rencontré la vraie Fanny?

Victor Meutelet: Oui. Il y a une scène où mon personnage est lâche, tu verras dans le film, et Fanny a d’énormes responsabilités sur le dos. J’étais dégouté de mon personnage sur le moment, je me suis dit « putain, c’est moche ce qu’il fait », mais après je me suis dit, tu peux pas vraiment juger. Tu n’étais pas là à sa place. Là on est pépère en 2016, assis tranquillement sur notre canapé, on ne sait pas ce qu’on aurait vraiment fait à la place de ces gens, comment on aurait réagi. Je ne sais même pas si j’aurai pu faire la moitié de ce que mon personnage a fait dans le film, mais Fanny elle, la vraie Fanny, Fanny Ben-Ami, elle ne s’est pas posé la question. Elle a directement su quoi faire. Elle a eu un courage incroyable. Le film est romancé tu vois, mais sinon ça reste son histoire vraie, et son courage, sa maturité pour son âge, sa force c’était incroyable. Du coup quand je parlais à cette dame… Je crois que je n’ai jamais autant respecté quelqu’un. Elle me parlait, et je n’arrivais pas à m’en détacher, je me disais dans ma tête « putain, elle a fait tout ça quand même. Elle a vécu de ces trucs… » j’étais impressionné.

MCE: Elle était avec vous sur le tournage?

Victor Meutelet: Oui, mais elle n’est venue qu’un jour où il n’y avait que les enfants. Moi je l’ai rencontrée le jour de la projection.

MCE: Est-ce qu’il y a des gens avec qui tu rêves de travailler?

Victor Meutelet: Il y a plein de gens avec qui je rêve de travailler… Je n’ai pas d’idole absolue, il y’en a au moins 30 avec qui je voudrais travailler.

MCE: Mais certains se démarquent-ils plus que d’autres?

Victor Meutelet: Je sais pas, Canet, Dolan… C’est des mecs que j’adore et j’aimerais travailler avec eux. Mais il y’en a plein d’autres ! J’ai vraiment pas d’idole, ou j’en ai soit 0 soit 500 !

MCE: Peut-être aussi que ce n’est pas un seul type de film en particulier qui t’intéresse, que tu veux toucher à tout?

Victor Meutelet: Oui c’est ça, je veux faire plein de trucs. Là on a fait le film d’époque en costume, c’était génial. Tu passes aux maquillage à l’habillage, t’es vraiment dans le truc, d’emblée dans ton personnage. Tout schuss, la comédie, j’ai adoré. J’ai pas un style de prédilection.

MCE: Toujours en France? Ou les Etats-Unis t’intéressent, vu que tu nous cites Dolan par exemple…

Victor Meutelet: Ah, si les Etats-Unis m’appellent je ne vais pas dire non !
Aussi les deux côtés de la caméra m’intéressent. Je me vois bien filmer, pas tout de suite mais sur le long terme oui. (ndlr: Victor Meutelet est en fac de cinéma).

MCE: Qu’est-ce qui arrive comme projets concrets pour toi maintenant?

Victor Meutelet: Je reprends Clem. Et après on verra, certains projets se mettent peut être en place. Je n’ai encore rien de sûr pour l’instant, mais je passe des castings. Je te dirais quand j’en saurais plus !

MCE: Cool ça marche, on se tient au courant ! Merci à toi !

Victor Meutelet: Merci !

Interview réalisée par Mandi Heshmati