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Spectre : un petit Bond dans le passé (critique)

Spectre : un petit Bond dans le passé (critique)

Dans Spectre, Daniel Craig alias 007 fait face aux fantômes du passé... jusqu'à s'y perdre

C’était l’immense défi que s’était lancé Sam Mendes en embarquant dans une nouvelle aventure de James Bond : faire au moins aussi bien que Skyfall. Avec le 23ème épisode de la saga sorti en 2012, le réalisateur avait touché le point de corde d’un virage superbement amorcé avec Casino Royale, et qui nous menait directement au passé de l’agent 007. Malheureusement, Spectre n’est pas piloté avec autant de brio, et ce nouveau Bond ressemble fort à une sortie de route.

Un James Bond qui sent la naphtaline

Dans Spectre, James Bond alias Daniel Craig (pour la dernière fois ?) est chargé par feu M de suivre clandestinement une piste des plus dangereuses. Après un spectaculaire passage par Mexico, 007 se rend à Rome où il fait la découverte d’une organisation criminelle internationale, responsable de toute une série d’attentats autour du globe. Baptisée « Spectre », cette firme est dirigée par Franz Oberhauser, jadis le demi-frère maléfique de James Bond. De ce méchant surgit du passé jusqu’à l’évocation successive des morts dramatiques de la vie de Bond, Spectre est obnubilé par une certaine nostalgie de la saga. Pour le meilleur parfois : on ne boude pas notre plaisir devant les nombreux clins d’œil au bon vieux 007 de papa, que ce soit la vieille Aston Martin DB5, ou le retour de l’ennemi juré de Bond, Ernst Stavro Blofeld.

Non, Spectre n’est pas le James Bond ultime

Mais enlevez à Spectre tous ses artifices vintage, et que reste t-il ? Un scenario d’une simplicité confondante, bombardé à grand renfort de scènes d’action qui manquent cruellement de charme. Pourtant, le matériau d’origine était là : la problématique de la surveillance de masse, dénoncée par Edward Snowden, promettait un Bond aux enjeux capitaux, dans lequel le programme 00 et donc l’existence même de la saga seraient menacés. Mais malgré tous les efforts de Sam Mendes pour nous faire croire à la fin d’une histoire, le film peine à nous crisper dans notre fauteuil. Après Spectre, Bond reviendra. Et quant il le fera, on espère franchement qu’il aura l’audace de laisser son passé derrière lui.