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Sicario: une immersion dans la violence du trafic de drogue (Critique)

On a vu "Sicario", en salles cette semaine. On vous dit ce qu'on a pensé de cette immersion dans le trafic de drogue à la frontière américano-mexicaine

Comme bon nombre de films américains ces vingt dernières années, Sicario met les mains dans le trafic de drogue des cartels, sur la zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique. Un film qui réunit beaucoup d’ingrédients séduisants, mais qui laisse une trace de déjà vu.

Sicario: un casting alléchant

Le synopsis n’a rien d’original. Les cartels mexicains, les cadavres dépecés, les flics roublards qui agissent dans l’opacité et la jeune agent qui perd ses illusions en découvrant la violence des affrontements. Le réalisateur Denis Villeneuve prend le parti de suivre Emily Blunt, alias Kate Macy, une jeune femme divorcée, sans vie de famille et qui vit pour son métier. Celle-ci intègre une unité d’élite qui a pour but s’attaquer par tous les moyens au chef du cartel de Juárez au Mexique, devenu le principal pourvoyeur de drogues. Pour cela, ils n’hésitent pas à intervenir de façon clandestine, accompagnés par Alejandro (Benicio del Toro), un conseiller au passé trouble. Face à la barbarie des cartels et au cœur d’un système opaque, Kate va devoir remettre en cause toutes ses certitudes si elle veut survivre. Emily Blunt (Looper, Edge of Tomorrow) peine toutefois à s’imposer et nous a habitué à une présence plus flamboyante.

Parmi les têtes d’affiche, on retrouve également Josh Brolin (True Grit, American Gangster), qui se présente comme « un consultant du Département de la défense », chargé de recruter Kate. En bon flic roublard, il tient son rôle très proprement et dévoile peu à peu les dessous de l’intrigue.

Benicio del Toro au sommet

L’acteur portoricain livre une prestation très séduisante, dans son rôle de tueur torturé et mystérieux. On met du temps à cerner le personnage, qui cache parfaitement son jeu et se révèle indispensable au fur et à mesure du film. Sicario n’échappe pas à la comparaison avec Traffic de Steven Soderbergh, où figurait déjà…Benicio del Toro. Chaque balle n’est jamais tirée par hasard et malgré un suspens assez plat, Danis Villeneuve parvient à nous immerger dans le monde du cartel mexicain. L’univers du film est assez macabre et manque parfois de rythme, malgré une bonne dose d’action et de violence, sans tomber dans le gore. Mention assez bien pour ce long-métrage.

Photo DR