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Pourquoi j’ai pas mangé mon père: Jamel Debbouze se confie sur son premier film

Pourquoi j'ai pas mangé mon père : Jamel Debbouze fait son cinéma

Invité surprise du Showeb de printemps, Jamel Debbouze s'est livré sur sa première expérience de réalisateur

Il en a fait du chemin le gamin de Trappes. Depuis sa cité des Merisiers dans les Yvelines jusqu’à la scène humoristique française, où il a créé la marque de fabrique Jamel Comedy Club, en passant par le cinéma où il s’est fait une place dans la comédie, le drame, le doublage de film d’animation, et même la production. A 39 ans, Jamel Debbouze tend une nouvelle corde à son arc et devient réalisateur.

Faire un film, c’est comme un match de boxe!

Avec Pourquoi j’ai pas mangé mon père, l’homme aux mille talents fait ses grands débuts à la mise en scène et derrière la caméra. Une expérience qui l’a profondément marqué : Ca fait 7 ans que je travaille sur ce film ! En parler, c’est très intense, c’est comme sortir d’un match de foot en finale de la coupe du monde, ou d’un match de boxe: que tu aies gagné ou perdu, tu sors hagard de cette expérience a déclaré le néo-réalisateur au public du Showeb de printemps, un événement qui réunit blogueurs et rédacteurs web du cinéma 2 fois par ans. En exclusivité (et en toute confidentialité), on a même pu profiter des premières minutes de Pourquoi j’ai pas mangé mon père!

Le film raconte l’histoire d’Edouard, fils ainé du roi des simiens (les pré-humains) rejeté par sa tribu à sa naissance. Plein de ressources, le jeune singe va découvrir le feu, la chasse, l’habitat moderne, l’amour… et tenter de mener son peuple vers la véritable humanité: celle où l’on ne mange pas son père! Dans ce film d’animation bien fichu, c’est Jamel Debbouze lui-même qui se glisse dans la peau d’Edouard. Car le film a été entièrement tourné en Motion Capture, une première en Europe. Le principe ? Les acteurs sont bardés de capteurs et le moindre de leur mouvement ou expression sont restitués sur leur personnage animé. Un procédé libérateur pour la pile électrique Jamel : La motion capture c’est une des choses qui m’a fait le plus de bien, et qui a été le plus surprenant de tout ce que j’ai pu vivre: tu as ce plateau de 1000m2 avec 70 caméras sur 360 degrés. C’est le meilleur rapport entre le cinéma et le théâtre. Au cinéma tu as une ou deux minutes utiles par jour maximum, alors que là on pouvait jouer pendant 15 minutes sans interruption, à 10 ou 15 sur le même plateau. C’est en ça que ça apporte une liberté absolument dingue aux comédiens.

Jamel Debbouze, Melissa Theuriau et… Louis de Funès au casting !

La motion capture a également permis à Jamel Debbouze de réaliser un rêve: faire revivre à l’écran Louis de Funès: On a voulu lui rendre hommage. C’est mon grand-père de cœur, il m’a procuré un plaisir inouï à rire en famille, et c’est quelque chose que j’avais envie de restituer. Une fantaisie rendue possible par le travail énorme des animateurs qui ont travaillé sur le film: Je me suis rendu compte qu’en France, on avait des possibilités de dingue continue Jamel Je savais qu’on avait un gros réservoir dans le domaine de la scène, on a pu le vérifier avec le Jamel Comedy Club, mais là j’ai découvert un nouvel univers, des tas de possibilités dans le domaine de la technique, de l’animation, ou du dessin.
Après, 7 ans de travail quasi-quotidien, Pourquoi j’ai pas mangé mon père semble être à la hauteur des espérances de son réalisateur: C’est une véritable expérience de salle. LA 3D est vraiment utilisée comme une 3D. Pour le son on a utilisé l’Atmos, c’est un système qui permet de restituer l’atmosphère exacte du film. Tous les sens sont mis à contribution!
On peut déjà vous dire que les premières minutes confirment cet enthousiasme: une réalisation immersive, des personnages touchants et l’humour de Jamel Debbouze, on a hâte de voir le résultat! Encore un peu de patience, Pourquoi j’ai pas mangé mon père sortira en salles le 8 avril prochain.