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MADE IN FRANCE, le film sur une cellule terroriste à Paris, ne sortira finalement pas au cinéma

MADE IN FRANCE, le film sur une cellule terroriste à Paris, ne sortira finalement pas au cinéma

Dans le contexte des attentats de Paris et un an après ceux de Charlie Hebdo, le distributeur de "Made in France" a décidé de ne sortir le film qu'en VOD

On le pressentait depuis l’annonce du report de la sortie cinéma. C’est désormais officiel : le film Made in France ne sera pas projeté dans les salles obscures.

Réalisé par Nicolas Boukhrief, Made in France raconte l’émergence d’une cellule terroriste française dont l’objectif est de frapper fort en plein cœur de la capitale. L’histoire est racontée du point de vue de Sam (Malik Zidi), un journaliste qui cherche à infiltrer les milieux intégristes islamiques à Paris.
Tourné avant les évènements de janvier 2015, le film sentait déjà le souffre lorsque la bande annonce et l’affiche officielle avaient été dévoilés. Beaucoup craignait alors que Made in France ne ravive le souvenir douloureux de Charlie Hebdo. Quand des terroristes ont à nouveau frappé Paris le vendredi 13 novembre, la sortie du film a été immédiatement reportée, lui qui devait sortir 4 jours plus tard. Après des rumeurs d’annulation et la modification de l’affiche, une nouvelle date de sortie avait été fixée le 20 janvier 2016… avant que Pretty Pictures ne fasse machine arrière. Le distributeur du film vient d’annoncer que Made in France ne sortira finalement pas au cinéma, mais uniquement sur les plateformes VOD à partir du 29 janvier.

« Pas suffisamment de cinémas pour défendre Made in France »

La décision est motivée par la frilosité des exploitants de salles, sans doute inquiétés par la perspective de vandalisme ou d’actes malveillants contre leurs cinémas. « Quelques cinémas indépendants ont manifesté le désir de le défendre, mais pas en nombre suffisant pour couvrir toutes les grandes agglomérations » a expliqué James Velaise, le président de Pretty Pictures à 20 Minutes. « le film ne pouvait plus être exposé comme il aurait dû l’être. Il nous a semblé préférable de proposer le film à chaque foyer dans toute la France, dès maintenant ».

Un an après Charlie Hebdo, la liberté d’expression s’est enfermé dans le salon

Si le distributeur relativise, avançant que « face aux circonstances exceptionnelles il a fallu s’adapter », cette forme d’auto-censure des exploitants interpelle, un an après le massacre de Charlie Hebdo et la vague populaire qui avait rappelé son attachement à la liberté d’expression. Pour découvrir Made in France, il faudra donc le faire chez soi, à l’abri de son canapé.