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La fille du patron : l’essai transformé d’Olivier Loustau

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Dans le film "La fille du patron", Olivier Loustau tombe sous le charme de Christa Théret. Notre critique

Vital (Olivier Loustau), 40 ans, travaille comme chef d’atelier dans une usine textile. Il est choisi comme « cobaye » par Alix (Christa Théret), 25 ans, venue réaliser une étude ergonomique dans l’entreprise de son père sous couvert d’anonymat. La fille du patron est rapidement sous le charme de cet ouvrier réservé et secret qui s’ouvre peu à peu à son contact et se met à rêver d’une autre vie.

Quand la fille du patron chamboule l’ordre établi

Leur âge, leur statut social, leurs amis, et jusqu’au grain de leur peau : tout semble faire de Vital et d’Alix deux êtres absolument différents, supposés ne jamais se rapprocher. Quand ils entament une aventure, c’est ainsi toute la « famille » de cette petit usine qui s’en trouve bouleversée : du patron lui-même, ancien ouvrier qui voit cette relation comme une déchéance, jusqu’à l’épouse trahie de Vital, en passant par les collègues et leurs épouses. Rien ne va plus, et la situation financière de l’entreprise n’arrange rien. Pourtant, la communauté s’efforce de rester solidaire, unie par un destin commun et par l’épopée de l’équipe de rugby d’entreprise.

Un « feel good-movie » drôle et touchant

La fille du patron raconte la romance de 2 individus que tout oppose, mais déterminés à dépasser cet état de fait. Mais ce film dépeint surtout la vie quotidienne d’une petite usine et de ses employés. Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Olivier Loustau, lui-même fils d’ouvrier et qui incarne ici Vital, a choisi de conjuguer son film au pluriel. Le collectif, la solidarité, et la tendresse sont au cœur de ce feel-good movie intelligent, porté par les valeurs du rugby, et qui n’oublie pas d’être à la fois drôle et touchant, sans jamais verser dans le misérabilisme.