fbpx
Non classé
Partager sur

James Bond – Spectre : Sam Mendes défend sa version du mythe

James Bond - Spectre : Sam Mendes défend sa version du mythe

Le réalisateur du dernier James Bond assume d'avoir changé ce personnage, qu'il qualifie davantage comme un mythe de par son charisme et sa longévité.

Comme nous vous le disions hier, les critiques sont très mitigées après les premières diffusions du tout nouveau James Bond. Le volet qui signe la toute dernière incarnation du héros par Daniel Craig est très loin des canons des James Bond qui se jouent depuis des décennies. Aurait-il perdu son essence en se psychanalysant trop? Comment peut-on expliquer ce changement? Réponses du réalisateur Sam Mendes, interviewé par Première.

«Bond est une mythologie, au même titre que certains personnages de Homère ou de Shakespeare…»

C’est ainsi que s’exprime le réalisateur des deux derniers opus au sujet de l’agent secret.
James Bond, c’est bel et bien un mythe. Le personnage perdure, chaque sortie est attendue et tout le monde connait le fameux agent 007.
Beaucoup de critiques ont assailli le tout dernier James Bond. Alors que certains le qualifient d’intelligent, d’autres le trouvent trop artificiel ou inégal, et bien d’autres qualifications encore.
En effet, Sam Mendes l’assume : il a voulu faire sortir Bond de ses canons habituels. Ce dernier explique : « Vous ne croiserez pas Bond dans la rue. Il existe dans son propre univers, avec sa propre énergie. Il vaut mieux le voir comme une figure littéraire. Dans un Bond, il est hors de question de nommer un politicien précis, une figure publique connue, une organisation terroriste identifiée. On ne doit pas toucher le monde réel de manière trop spécifique. »
Bond traverse les époques. En cinquante ans d’existence, de nombreux réalisateurs et acteurs principaux ont donné vie à ce personnage, à ce mythe comme le dit Mendes, il faut forcément que chacun y mettre sa patte.

«Il était temps que ça change !»

Ce dernier profite de l’occasion pour revenir sur l’évolution de James au fil des époques:
«Les premiers Sean Connery comme Goldfinger, Bons baisers de Russie : le personnage est riche et compliqué, il évolue sur le plan émotionnel. Mais quand tu arrives à Moonraker, Bond n’est plus qu’un ciment, une colle qui tente de lier ensemble des décors exotiques somptueux, des filles sublimes et des super méchants. Il ne lui arrive rien, il ne grandit pas. C’est ce qui l’a longtemps caractérisé : il reste inchangé alors que le monde autour de lui évolue. C’est ce personnage hautain, supérieur, qui résout tout avec une blague… Il était temps que ça change.»
Mendes ne regrette donc pas d’avoir changé l’agent: Pour lui, ce personnage se doit d’évoluer.

James Bond: «C’est le James Bond de Daniel Craig !»

Mais malgré tout ce qu’il a apporté de différent au film, Mendes le répète: James Bond, c’est le James Bond de Daniel Craig !
«Ce n’est pas MON Bond, c’est celui de Daniel Craig.», explique Mendes. «007 est différent depuis que Daniel en a pris le contrôle. Chaque Bond se définit moins par ce que les réalisateurs amènent (même quand ce sont des « auteurs »…) que par ce que les acteurs véhiculent. Dans trois ans, vous serez peut être en train d’interroger un réalisateur à propos de son Bond de 21 ans. Chaque interprétation est une variation sur la mythologie, une création.»