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A trois on y va: un magnifique portrait de la jeunesse

A trois on y va: un magnifique portrait de la jeunesse

Deux filles, un garçon, des millions de possibilités : « A trois on y va » nous plonge avec humour et délicatesse au cœur d’un triangle amoureux porté par trois acteurs surprenants !

L’amour au cinéma: vaste sujet, légèrement inquiétant quand on apprends qu’il est le sujet d’un nouveau film français… En effet, il semble à première vue difficile de le traiter sans verser dans le drame ou au contraire dans la comédie pure. Le réalisateur Jérôme Bonell vacille ici avec brio entre les deux genres, fait rare au cinéma et qu’il semble important de souligner. A mille lieux des pseudo films d’auteurs gris et démoralisant ou des comédies mainstream qui font le succès du box-office français, on découvre ici un joli film poétique.

Valse à trois et acteurs impressionnants

Porté par un trio d’acteurs d’une grande justesse, on suit les amours et désamours de Charlotte, Micha et Melody. Charlotte et Micha sont en couple, mais Charlotte a une liaison avec Melody. Melody, quand à elle, fini par répondre aux avances de Micha. Vous suivez ? Commence alors un triangle amoureux dans la ville de Lille, avec en son centre la belle Melody incarnée par une Anaïs Demoustier, qu’on aimait déjà beaucoup mais dont on découvre ici l’espièglerie. Félix Moati continue ici de nous surprendre par son talent définitivement éclatant.Mais c’est peut-être Sophie Verbeek, l’interprète de Charlotte qu’on découvre dans son premier vrai grand rôle qui s’impose comme la révélation du film. Micha, en l’évoquant, avoue qu’il n’a jamais réussi à la saisir complètement, que des parties d’elle lui échappent même après quatre ans de relation. Le talent avec lequel l’actrice fait transparaitre sa dualité à l’écran et son détachement de tout ce qui l’entoure est impressionnant. Même si l’actrice héritait du rôle légèrement cliché de prime abord, elle réussît grandement à tirer son épingle du jeu.

Un habile portrait de la jeunesse

Traitant habilement du passage à l’âge adulte, de l’amour qui s’étiole et renait sous différentes formes, le triangle amoureux nous fait sourire, rire beaucoup, émeut parfois. L’appétit avec lequel les personnages s’aiment et s’éloignent est la vraie réussite de cette jolie dramatique finalement très poétique. Filmer les personnages qui démarrent leurs vies d’adultes avec la difficulté qu’on connaît tous n’était pas si évident. Jérôme Bonnell y parvient avec talent, évoquant l’amour qui se transforme peu à peu sans que l’on ne puisse rien y faire. Un joli film donc, et un beau portrait de la jeunesse, jonglant entre des premiers boulots pleins de désillusions et des relations de couples bancales. On en sort le sourire aux lèvres, avec l’idée que tout n’est pas si compliqué. L’image est belle, la lumière aussi, et le film nous donne envie d’aller faire un tour à Lille que le réalisateur a magnifiquement filmé. Ce dernier pose un regard intéressant sur l’amour entre filles, et sur ses acteurs en général. Bref, courez voir « A trois on y va »