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Un homme découvert 36 heures après sa mort dans les toilettes d'un hôpital

Un homme découvert 36 heures après sa mort dans les toilettes d'un hôpital
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Le corps d’un quinquagénaire a été retrouvé dans les toilettes d’un hôpital du Val-de-Marne 36 heures après sa mort a annoncé la police ce mardi, confirmant une information du Parisien

Un homme a été retrouvé mort le 5 janvier dans les toilettes de l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges. Se plaignant depuis plusieurs jours de douleurs dans la poitrine, Jean-Marcel, 56 ans, était venu passer une radio des poumons le jour de son anniversaire, samedi 4 janvier. Peu avant son rendez-vous, vers 9h40, l’homme décide de se rendre aux toilettes, situés près de l’accueil de l’hôpital. Son corps sera découvert par un agent de sécurité dimanche vers 22h, soit près de 36h après être entré dans les WC. L’homme serait mort suite à un malaise cardiaque ou une rupture d’anévrisme. Il présentait une rigidité cadavérique, faisant remonter sa mort à plus de 24 heures.

« Il ne faut plus jamais que ça arrive »

Marie Labbé, la soeur de Jean-Marcel, ne décolère pas. On ne saura jamais s’il aurait pu être sauvé, mais ce qui me révolte, c’est que personne ne s’est inquiété que la porte soit fermée pendant tout ce temps, s’offusque t-elle. Comment a-t-il pu rester ainsi pendant quasiment deux jours sans que personne ne s’en aperçoive ? Ça veut dire que ni le service de ménage ni celui de la sécurité n’ont vérifié. C’est incroyable ! Il ne faut plus jamais que ça arrive. Atteint de légers troubles autistiques, Jean-Marcel travaillait depuis 35 ans pour la ville de Draveil. Père de deux enfants il est décrit par sa soeur comme quelqu’un d’adorable.

L’hôpital refuse la responsabilité

Bien que touché par ce décès Didier Hoeltgen, le directeur de l’établissement, précise que la faute ne vient pas de l’hôpital. Cette personne ne s’étant pas enregistrée auprès du service des admissions après avoir pris rendez-vous dans le service de radiologie, elle n’a pas pu être recherchée par les agents qui ne pouvaient pas être informés de sa présence dans les locaux, explique le directeur de l’hôpital. Il a eu un malaise. Les gens qui sont entrés ont cru que les toilettes étaient occupées ou condamnées. Il y a 3000 personnes qui vont et viennent chaque jour. On ne peut pas surveiller tous les WC, ajoute M. Hoeltgen. Le directeur a cependant demandé une enquête interne.

B. D.