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Val-de-Marne: jugé pour avoir poignardé sa femme 39 fois

Val-de-Marne: jugé pour avoir poignardé sa femme 39 fois
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Dans le Val-de-Marne, un homme est jugé pour avoir poignardé sa femme à 39 reprises. Il est décrit comme jaloux et dépressif par sa femme.

Le procès d’un homme de 57 ans a commencé lundi à la Cours d’assises du Val-deMarne, à Créteil. Il est jugé pour tentative de meurtre sur sa femme, en lui assénant 39 coups de couteau. Quelques jours plus tôt, il avait appris que sa femme fréquentait un autre homme. Il a reconnu avoir des problèmes personnels importants.

Il a poignardé sa femme par jalousie

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 1er au 2 mai 2012, dans un pavillon familial à Villejuif. Après avoir porté 39 coups de couteau à sa femme, l’accusé appelle lui même le Samu en expliquant la situation. Sur place, les secours découvrent la femme gisant à terre, dans son sang, toujours consciente. Elle est alors hospitalisée dans un état très grave. Elle décrira aux enquêteurs que sa vie de couple est « houleuse » car son mari est jaloux, alcoolique et dépressif. La victime confie également qu’il arrive à son mari d’être violent avec elle mais aussi avec leurs deux enfants.

Il lui avait ordonné de se suicider avant de s’en prendre à elle

D’après ses déclarations, le soir des faits, son mari lui a ordonné de se suicider. Refusant la proposition, l’homme la bouscule puis se saisit d’un couteau, avant de lui porter une quarantaine de coups. « C’est ma femme, c’est ma moitié, je l’ai aimée. Comment aurais-je pu faire du mal à cette personne ? », a-t-il déclaré d’une voix tremblante lors l’ouverture des débats, devant la victime et leurs deux enfants. « Quand il y a l’alcool et les médicaments, c’est très difficile de s’en sortir. C’est vrai, je regrette ce qui s’est passé ».

Plusieurs années auparavant, la victime avait déposé une plainte contre son mari pour violences conjugales. Elle l’avait ensuite retirée de peur qu’il s’en prenne à elle ou à ses enfants. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès doit se terminer mercredi.