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Université de Grenoble: Le président visé par des tags antisémites ?

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Des graffitis ont été inscrits sur les murs de l'université de Grenoble-Alpes. Le Licra dénonce l'antisémitisme, certains parlent de gaz lacrymogène

Patrick Lévy est le président de l’université de Grenoble-Alpes. Il a été visé personnellement par plusieurs tags. En effet, dans la nuit de dimanche 2 au lundi 3 septembre certaines personnes ont décidé d’inscrire sur les murs de la fac… Des propos étranges.

La Licra dénonce des propos antisémites

« Effacez les mails de Levy, la rentrée ça gaze(ra) ? Bienvenue, bonne rentrée et bon courage ». Effectivement, ces propos sont tagués à la bombe blanche, sur le fond rouge des murs de l’université Grenoble-Alpes. Une rentrée qui commence mal. Cependant, beaucoup s’interrogent sur le sens des termes employés. Alors que la Licra dénonce des propos antisémites.Certains internautes crient au scandale et parlent de gaz lacrymogène.

« À l’université @UGrenobleAlpes les antisémites aussi ont fait leur rentrée. Soutien total au président Patrick Lévy ». A tweeté la Licra. De plus, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a également évoqué le terme « antisémite » dans un tweet. « Les graffitis antisémites ciblant @PLevyGrenoble, président de l’@UGrenobleAlpes sont inacceptables. Je les condamne avec la plus grande fermeté. Tout comme les autres dégradations intervenues cette nuit. L’antisémitisme n’a pas sa place à l’université »

Le président de l’université, Patrick Lévy parle de bêtise

Cependant, l’histoire ne s’arrête pas là. Alors que nombreuses personnes pointent un acte antisémite, certains Twittos tiennent à rappeler que ces tags ne le sont pas. Puisque le terme gaz aurait été employé pour une autre raison. Afin de parler du gaz lacrymogène utilisé contre les étudiants pendant le printemps 2018 à Grenoble et ailleurs.

« Bonjour. La référence aux gaz n’est pas une référence antisémite lié aux chambre à gaz. C’est une référence aux gaz lacrymogène. Ceux qui ont été envoyé sur les étudiants durant le printemps 2018 sur la fac de Grenoble et ailleurs. »

Et Patrick Lévy a également réagit. En effet : « C’est surtout beaucoup de bêtise et je ne souhaite pas commenter les attaques personnelles ». Avant d’ajouter que l’université avait décidé de porter plainte pour dégradations.

Crédits photos : twitter