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Terrorisme: Quels sont les secrets de la propagande de Daesh ?

Terrorisme: Quels sont les secrets de la propagande de Daesh ?

La branche médiatique de l’Etat islamique est très active et réussit à enrôler les jeunes Français dans leurs rangs grâce une campagne très ciblée.

Une étude décide de s’attaquer à la communication djihadiste. Pourquoi Daesh a-t-il autant d’influence ? Comment expliquer qu’autant de francophones intègrent les rangs de l’organisation terroriste ?

La propagande internet très réussie

L’Etat islamique possède une communication qui fait beaucoup réfléchir les observateurs. A chaque attentat, l’organisation réagit rapidement pour le revendiquer. Tous les jours, plus de 40 000 tweets sont publiés en français sur le compte Twitter de Daesh. Des jeunes témoignent de leur vie dans les rangs de l’EI.

Comment tout ceci fonctionne-t-il ? C’est la question posée par l’étude « La Propagande francophone de Daech : la mythologie du combattant heureux ». Cette toute première étude sur la communication de Daesh permet de faire la lumière sur une propagande rondement menée.

Tout d’abord, la présence sur les réseaux sociaux semble très bien construite. 40 000 tweets en français chaque jour. Plus de 2,8 millions de followers francophones. Daesh s’est offert une véritable campagne publicitaire quasiment gratuite.

Mais pourquoi autant de messages sont-ils publiés en français ? Selon un des auteurs de l’étude, cité par Le Point, la France est le pays européen où il y a le plus de musulmans. De plus, les pays francophones sont principalement situés au Maghreb ce qui représente un énorme vivier pour l’Etat islamique.

La France ciblée pour enrôler les jeunes

Dans la propagande de Daesh on retrouve donc beaucoup de références à l’histoire française. Les attentats qui ont déjà touché la France. Mais également des références à Urbain II, pape français qui a ordonné les croisades. Et puis la vie politique français bien évidemment.

Notamment avec la politique de répression de l’islam des gouvernements successifs. Selon la théorie de l’étude, l’un des cerveaux des attentats du 13 novembre serait responsable de la branche médiatique du groupe. Ce serait donc lui qui gère ce qui est dit sur les réseaux sociaux.

Il possèderait ainsi des bureaux et même des journalistes qui l’aident à communiquer sur les actions du groupe. D’autant que l’Etat islamique ne tourne pas autour d’une figure de leadership forte. En effet, sur les vidéos, à l’instar d’Al-Qaïda, on retrouve plutôt des jeunes djihadistes qui racontent leurs expériences. On est loin des messages du leader qui s’attaque à ses opposants.