Actualités
Partager sur

Tarn: Un père condamné à 18 ans de prison ferme pour avoir battu à mort sa fille de 4 mois

Tarn: Un père condamné à 18 ans de prison ferme pour avoir battu à mort sa fille de 4 mois
Partage
Partager sur Facebook

Dans le Tarn, un homme a été condamné à 18 ans de prison ferme pour avoir tabassé à mort sa fille de quatre mois.

A Castres, dans le Tarn, un homme a été condamné pour avoir battu à mort son bébé de quatre mois. Il a écopé de 18 ans de prison ferme, vendredi, par la cours d’assises d’Albi, rapporte le Dauphiné Libéré.

Il avait fait passer le meurtre pour une chute

Âgé de 21 ans à l’époque des faits, Kevin Tailame avait appelé le SAMU pour signaler des troubles de la petite fille, consécutifs, selon lui, à une chute. Le nourrisson souffrant de fractures des côtes, ne pouvait pas s’être fait ces blessures en tombant, selon l’hôpital Purpan de Toulouse où il avait été transporté d’urgence. Savannah avait succombé quatre jours plus tard. Dans un premier temps, le père, chômeur, avait nié avoir frappé le bébé, mais il avait ensuite avoué. Son épouse mise hors de cause a été placée sous curatelle pour insuffisances mentales. Le tribunal a condamné l’homme à 18 ans de prison ferme.

L’homme est resté sans réaction à l’annonce de la sanction de prison ferme

À sa sortie du pénitencier, il aura également cinq ans de suivi socio-judiciaire et devra se soumettre à une injonction de soins et une obligation de travailler, a précisé son avocat Me Jean-Baptiste Alary. La procureure adjointe de Castres Charlotte Beluet avait requis 20 d’emprisonnement pour cet homme qui devait répondre de violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner: il voulait « faire taire » le bébé qui pleurait. À l’annonce du verdict, Kevin Tailame, 24 ans, est resté « sans réaction ». En réalité, il venait prendre sa condamnation, a expliqué Me Alary. « Il sait ce qu’il a fait et il sait qu’il doit payer ».

« Il est extrêmement honteux de ce qui s’est passé. Il a reconnu pleinement les faits », a ajouté Me Alary. « Ce procès a été extrêmement douloureux pour lui et ses proches », a poursuivi l’avocat, selon lequel Kevin Tailame pourrait finalement décider de ne pas faire appel de sa condamnation.