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Strasbourg : le père d’un enfant autiste menaçait de se jeter du haut d’une grue

Strasbourg : le père d'un enfant autiste menaçait de se jeter du haut d'une grue

A Strasbourg, le père d'un enfant autiste menace de se jeter du haut d'une grue. Il demande que son fils puisse rentrer à l'école comme prévu.

« Une rentrée pour Emilien ». Ce matin du jeudi 27 août, Aurélien, 33 ans, a entreprit l’ascension d’une grue d’un chantier de la rue de la Thumenau, à Strasbourg, en Alsace. Une fois en haut, ce père d’un enfant autiste âgé de sept ans a déroulé deux banderoles, dont une où l’on pouvait lire « Une rentrée pour Emilien ». Il menaçait de sauter si son enfant n’obtenait pas l’assistance d’une auxiliaire de vie scolaire à la rentrée.

Contraint de faire sa rentrée dans une école spécialisée

Le père d’Emilien, un jeune garçon autiste de 7 ans, devait rentrer en classe de CP d’ici quelques jours. Depuis deux ans, il est scolarisé à Sand, dans le Bas-Rhin, où une auxiliaire de vie l’accompagnait au quotidien. Ses parents réclamaient le maintien du poste d’auxiliaire de vie scolaire pour son fils. Sans quoi, il était contraint de faire sa rentrée dans une école spécialisée à Molsheim, qui se trouve à trente minutes de leur domicile, trois semaines plus tard. Une décision pas envisageable pour Aurélien et Marie, les parents. « On lui propose d’aller à Molsheim, à trente minutes de la maison. On ne l’aurait que 3 heures par jour, la formation que j’ai reçue n’aurait servi à rien », a déploré la mère d’Emilien.

A 32 mètres du sol pour aider son fils autiste

Ce matin, vers 4h30 du matin, Aurélien n’a trouvé d’autre choix pour exprimer son mécontentement que de grimper en haut d’une grue située proche du siège d’Eurométropole. Sa femme l’accompagnait et est restée présente au pied de la grue. Une fois en haut, à 32 mètres du sol, il a déplié une banderole sur laquelle était inscrit « Une rentrée pour Emilien ». Il menaçait de se jeter dans le vide si leur souhait n’était pas exhaussé. Marie a déploré le fait de devoir en arriver là pour se faire entendre par les personnes compétentes. Interrogée par France Bleu Alsace, elle a déclaré: « Mon mari est prêt à sauter, il restera en-haut tant qu’on ne recevra pas une notification de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) pour 5 demi-journées de suivi par une auxiliaire de vie scolaire qu’on a demandé ».

Finalement, le message est bien passé et les parents du petit Emilien ont obtenu gain de cause. Aux côtés de trois pompiers, il est descendu de la grue après avoir reçu un courriel de la Maison départementale des personnes handicapées, qui lui assurait que son fils pourrait faire sa rentrée des classes avec une auxiliaire pour l’accompagner, comme prévu. « On va rester sur ce schéma scolaire » a déclaré Laurent Schleret, Directeur du Pôle Social au Conseil Départemental du Bas-Rhin, à France Bleu Alsace.