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Seine-Saint-Denis: 55 gardes à vue lors de violences dans 3 lycées

Seine-Saint-Denis: 55 gardes à vue lors de violences dans 3 lycées
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Près de 55 gardes à vue ont été prolongées se matin après les débordements dans les lycées de Saint-Denis mardi 7 mars dernier.

La ville de Saint-Denis s’est embrasée mardi après le soulèvement de trois lycées de cette ville de périphérie Parisienne. En effet, 44 mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue suite à ces violence. Le parquet de Bobigny, en charge de l’affaire, a annoncé que ces gardes à vue seront prolongées ce mercredi matin. Le but étant de bien comprendre les rôles de chacun des jeunes arrêtés la veille dans les affrontements.

Les manifestants tentent de faire brûler un lycée

En effet, au milieu de la matinée du mardi 7 mars, un groupe de jeunes entre dans un lycée de Saint-Denis. Ils tentent alors d’y mettre le feu. Dans l’enceinte du lycée Suger, des fumigènes sont lancés. De l’essence a même été renversée dans les escaliers de l’établissement. C’est alors que le proviseur du lycée décide d’évacuer les salles. Le lycée était déjà en proie a des incidents la veille.

« D’un coup, on a entendu un premier mortier dans le lycée, ensuite un deuxième, et c’est là où l’émeute a commencé », explique un des lycéen à BFMTV. Ajoutant qu’« ensuite le lycée a décidé d’évacuer. On est sorti, on a commencé à dire « Justice pour Théo ». Quand ils ont évacué, la bac a commencé à tirer et c’est là où on s’est tous rassemblés. On a commencé à contester et à ne pas se laisser faire ».

Des jeunes plus agressifs que lors des précédents débordements

Une enseignante est aussi passée devant les caméras de la chaîne d’information. Elle témoigne que « de petits groupes qui se déplaçaient et qui essayaient de mettre le feu à différents endroits ». Les évènements ont été d’une rare violence selon cette professeur qui explique que l’attitude des lycéens était plus agressive que lors des autres débordements.

Une source proche de l’enquête a confié de son côté à l’AFP que « c’est une descente de jeunes qui étaient là pour casser, suite à un appel lancé sur les réseaux sociaux ». Ce lycée de Saint-Denis en région parisienne est fréquemment au centre des soulèvements dans les quartiers. En septembre, c’est un surveillant qui avait été blessé après des violences dans l’enceinte de l’établissement.

Deux autres lycées de Saint-Denis pris pour cible

Les policiers sont la cible de ces 80 à 100 jeunes qui prennent ensuite la direction du centre-ville. Incendiant plusieurs éléments du mobilier urbain, ils attaquent ensuite les forces de l’ordre avec des jets de pierre et des barres de fer selon une source policière. Ils débarquent suite dans deux autres lycées, ceux de Paul Eluard et Bartholdi. Ils forcent ensuite les étudiants à sortir mais ne blessent personnes.

Selon les premiers éléments de l’enquête, cette violence serait parallèle à celles qui ont secoué les quartiers suite à l’affaire Théo. A Paris, de nombreux lycées ont été bloqués pour dénoncer les violences policières. Des manifestations qui ont souvent fini en affrontement avec les forces de l’ordre.

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