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RATP: l’entreprise de transport public serait elle un foyer de radicalisation en Ile-de-France ?

RATP: l’entreprise de transport public serait elle un foyer de radicalisation en Ile-de-France ?
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Suite à la découverte de l'identité d'un kamikaze ancien employé de la RATP, de multiples témoignages expliquent que l'entreprise de transport en commun serait un foyer de radicalisation en Ile-de-France. Mais les syndicats ne sont pas d'accord.

Le kamikaze Samy Amimour, qui s’est fait sauter dans l’enceinte du Bataclan, a été chauffeur de bus à la RATP avant son départ pour la Syrie en 2013. Un situation assez inattendue qui révèle l’importance des personnes radicalisées dans l’entreprise de transport public de la région parisienne. La RATP serait-elle un foyer de radicalisation en Ile de France ? Pour Pascal Lepetit, secrétaire général adjoint au syndicat SUDRATP, la réponse est évidente « non, ce n’est pas un lieu spécifique de la radicalisation. Il y en a, mais la RATP n’est pas imperméable à ma société ». Selon le syndicaliste, les employés de l’entreprise ne sont que le reflet de ce qui se passe dans la société française, « on est dans le monde réel d’aujourd’hui, tout simplement ».

La RATP semble fortement touchée par la radicalisation

Pourtant dans un article du Parisien/Aujourd’hui en France publié le 17 novembre, les témoignages de radicalisation des employés sont de plus en plus nombreux. Une femme explique même au quotidien que « cela a commencé il y a cinq à six ans. Quelques-uns à qui je faisais la bise ont refusé de m’embrasser, puis de me saluer. Et pourtant, je suis musulmane. D’autres refusaient de conduire un bus qui avait été précédemment conduit par une femme ». Selon eux, le phénomène se développe surtout dans les dépôts de la banlieue nord de Paris, Nanterre, Charlebourg, la Garenne-Colombres et Saint-Denis.

Un manque d’information sur le recrutement du personnel

En cause, les témoignages recueillis dans le Parisien cible le recrutement de l’entreprise: « Le recrutement de la RATP a été très douteux durant plusieurs années. Notamment pour éviter le caillassage des bus dans certains quartiers, elle a embauché des grands frères au profil peu recommandable. Depuis, elle fait le ménage », explique un témoignage. Mais pour Pascale Lepetit, « la RATP recrute comme n’importe quelle entreprise. Elle peut même avoir accès au casier judiciaire du nouvelle employé ». Mais lors du recrutement, peut-on être au courant du classement dans le fichier S d’un futur employé ? Pour le syndicaliste, qui affirme ne pas être directement concerné par le recrutement, « il manque peut-être des informations ? Peut-on être au courant que l’on recrute un fichier S ? Ce problème ne touche pas seulement la RATP, les PME aussi sont probablement concernées ».