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Pénurie d’essence: une pompiste appelle les forces de l’ordre à l’aide

Pénurie d’essence: une pompiste appelle les forces de l’ordre à l’aide

Les policiers municipaux régulent le flot d'automobilistes qui craignent la pénurie d'essence dans une station service de Seine-et-Marne.

La pénurie d’essence peut parfois entraîner des situations extrêmes. Depuis le début de la semaine, Jennifer Chartier, propriétaire de l’Intermarché de Mormant en Seine-et-Marne est assistée par les forces de l’ordre. Jamais elle n’aurait pensé subir une « telle agressivité » pour quelques litres de carburants.

Une station loin d’être touchée par la pénurie d’essence

« J’ai dû appeler les gendarmes lundi soir pour qu’ils m’aident à fermer. Les gens ne voulaient pas partir, c’était extrêmement tendu. Ils me menaçaient en disant qu’ils arriveraient à avoir de l’essence quoi qu’il arrive ! », explique cette femme de 43 ans à 20 Minutes. Sa station service est pourtant loin d’être touchée par la pénurie. Au contraire, face à l’afflux d’automobilistes paniqués, les livraisons se sont accélérées depuis le début de la semaine. N« ormalement, je reçois deux camions de 38 000 litres par semaine depuis le dépôt de Grigny, mais en ce moment, c’est un camion tous les deux jours. », indique Jennifer Chartier.

La psychose se confirme

À peine les cuves sont-elles remplies, que les habitants se précipitent pour les vider. Ils se passent le mot et créent de longues files d’attentes. Les policiers municipaux encadrent désormais ces files pour éviter tous débordements. Les forces de l’ordre tentent d’apaiser les tensions par leur présence tout au long de la journée. Ils sont également chargés d’expliquer aux chauffeurs les plus pressés que l’une des pompes est réservée aux véhicules prioritaires (camions de pompiers ou ambulances) par la préfecture. Et pourtant, la plupart des automobilistes qui font la queue sont loin d’être en réserve. « Il y a même pas mal de gens qui prennent moins de 10 €, ça n’arrive jamais en temps normal », s’étonne Jennifer Chartier. C’est notamment le cas de Christophe, un habitant de Mormant de 31 ans. Celui-ci fait la queue depuis 15 minutes alors que son réservoir est à moitié plein. « C’est la seule pompe ouverte dans les environs et là j’ai le temps de faire le plein, explique-t-il. Si je ne prends pas d’essence maintenant je risque d’être dans le rouge ensuite », explique-t-il. Cette psychose ambiante autour de la pénurie d’essence est un vrai problème pour la propriétaire de l’Intermarché. « Le soir, je dois poster trois employés à l’entrée pour expliquer aux gens que nous allons fermer et qu’ils n’auront pas d’essence, explique-t-elle. Mais ils ont beaucoup de mal à l’accepter. », rapporte-t-elle.