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#PasDeVague: les enseignants racontent les violences qu’ils subissent !

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Le hashtag #PasDeVague fait parler de lui en ce moment sur les réseaux sociaux. Les enseignants ont brisé le silence pour expliquer ce qu'ils vivent.

Le hashtag crée par les enseignants fait beaucoup parler de lui. #PasDeVague, a vu le jour afin de témoigner de la violence que subissent les enseignants au quotidien. Le hashtag fait beaucoup parler de lui en ce moment, notamment sur le réseau social Twitter.

#PasDeVague: le hashtag lancé par les professeurs

Depuis peu, on assiste a une réel prise de conscience en ce qui concerne les injustices qui règnent dans le pays. En effet, le silence se brise concernant le harcèlement scolaire. Le harcèlement sexuel, notamment avec les mouvements MeToo ou BalanceTonPorc. Mais nombreux sont les professeurs à subir des agressions physique ou/et mental alors qu’ils exercent leur profession. Ainsi, le mouvement PasDeVague a été lancé afin de lever le voile sur les dessous du métier, qui se révèle véritablement éprouvant.

C’est via les réseaux sociaux, que la prise de conscience a fait son apparition. Via le hashtag #PasDeVague. Beaucoup d’enseignants ont alors pris la parole afin de témoigner des violences qu’ils ont subi ou qu’ils subissent encore. Ou celles qu’ils peuvent constater, dans le cadre scolaire. Et leurs bourreaux ne sont autres que les élèves. Insultants, menaçants et parfois même violents. Ces élèves traumatisent leurs professeurs qui finissent effrayés. Bien évidemment, ils n’obtiennent aucun soutien de la part de l’administration. Voici certains des témoignages de ces professeurs. Certains font froid dans le dos.

[email protected] : Ma collègue insultée de « sale pute » par un élève et qui demande une sanction auprès du principal, réponse de ce dernier : « Oh ! Vous êtes susceptible aussi ! » #PasDeVague
[email protected]_officiel :En 2010 un élève de CE2 m’a agressé à coups de harpon sous prétexte que je m’appelle Michel Cabillaud. 156 points de suture. Je lui ai demandé de se rassoir pour ne pas envenimer les choses. #PasDeVague

D’où vient le hashtag #PasDeVague ?

A la suite de l’affaire du lycéen de Créteil, le gouvernement a expliqué : « les mesures les plus rigoureuses ont été prises immédiatement : plainte déposée, garde à vue qui seront suivies des sanctions disciplinaires ». Mais bien trop souvent, les enseignants ne sont pas entendus. Certains remettent en cause le manque de soutien de la part de la hiérarchie et de l’administration scolaire. Les enseignants essayent pourtant d’alerter face aux violences physiques et verbales que certains élèves font subir aux professeurs. Et pourtant, le même discours revient sans cesse : sanctionner donne une mauvaise image à l’établissement.

C’est pour cette raison que le hashtag #PasDeVague a vu le jour. Car il est important de ne pas laisser sous silence ce que subissent de nombreux enseignants au quotidien alors qu’ils exercent leur métier. Le harcèlement au travail a toujours été puni, et cela doit s’appliquer également chez les enseignants. Le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer a donné son avis sur ce sujet : « J’ai bien indiqué que ma philosophie fait partie de celle de la lucidité. C’est-à-dire que j’ai justement parfois utilisé cette expression pour dire que ma philosophie ne correspond pas au ‘pas de vague’. »