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Paris: la fermeture des voies sur berges entre polémiques et clashs

Paris: la fermeture des voies sur berges entre polémiques et clashs
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La Mairie de Parsi et la présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, s'affrontent sur la piétonisation des voies sur berges.

On ne sait pas trop qui croire… Mais une chose est certaine, la fermeture des voies sur berge de Paris fait énormément de bruit. L’opposition de droite est fermement opposée à cette idée. Selon elle, cela ne ferait que créer encore plus de bouchon au sein de la capitale. Un problème qui toucherait aussi des communes environnantes. Une idée que partage le Conseil régional d’Ile-de-France, des maires de banlieue, des chefs d’entreprises, des associations, des riverains et des commerçants de l’île Saint-Louis.

Mais du côté de Anne Hidalgo, cette méthode a un avantage écologique. On se félicite même d’avoir fermé à la circulation cette voie rapide dans le coeur de Paris. Mais qui dit deux camps, dit forcément divergence d’opinion et donc, conflit. Du coup cela s’est même poursuivi en justice. Pour le moment, le tribunal a donné raison à la mairie de Paris. Mais d’autres actions sont en cours sur le sujet.

La Mairie de Paris et Valérie Pécresse s’affrontent

Au final, afin de faire un vrai bilan de la fermeture des voies sur berge de Paris, quatre observatoires ont été créés pour évaluer l’impact de cette mesure. Mais aucune étude ne donne le même résultat. La présidente du Conseil Régional, Valérie Pécresse, a commandé sa propre enquête. Selon elle, les temps de trajet dans Paris et sa proche banlieue ont fortement augmenté. Ce qui est contraignant pour les automobilistes. Sur certains tronçons, les temps de transport auraient doublé.

Mais la mairie de Paris accuse Valérie Pécresse de désinformation. Allant même jusqu’à l’attaquer sur l’amélioration des transports au sein de la région dont elle a le pouvoir. La mairie a aussi installé des capteurs sur certaines portions de route. Selon leurs résultats, si la circulation à l’heure de pointe le matin a augmenté de 1%, celle du soir aurait diminué de 6,6%. L’étude explique même que les automobilistes de la capitale « sont de plus en nombreux à adapter leur itinéraire ou à avoir recours à d’autres modes de transports ». Mais l’étude ayant commencé le 19 octobre, on pointe du doigt une période de vacances.

Un combat contre la pollution dans le coeur de Paris

Du coup, les deux camps n’en démordent pas. Chacun veut avoir le dernier mot. Si la mairie accepte le fait que les temps de trajet ont augmenté, elle n’admet qu’une faible hausse qui est « conforme aux prévisions des études d’impact ». Mais pour l’opposition, cela n’a fait qu’augmenter et engorger certaines voies de Paris. Cela ayant même pénalisé les habitants de banlieue. Et d’ailleurs, 168 élus ont écrit une lettre à la mairie de Paris pour se plaindre et annoncer leur ralliement à Valérie Pécresse. Il faut tout de même noter que ces élus sont tous des soutiens de la droite et du centre.

Pour le moment, on attend surtout les résultats des études de Airparif, qui surveille la qualité de l’air en Ile-de-France, de la Préfecture de police de Paris et de la Métropole du Grand Paris. Une chose est certaine, cette mesure sera appuyée par la mairie de Paris sur la nécessité écologique. D’ailleurs la mairie a même mis en place un système de vignettes sur les voitures parisiennes en fonction du taux de pollution qu’elles produisent. En tout, cas, cette affaire est loin d’être terminée.