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Migrants: le village d’Arès ne veut pas en accueillir

La situation est tendue à Arès (Gironde). Le conseil municipal, réuni vendredi, a voté contre l’accueil de 50 migrants venus de Calais.

Arès, paisible ville du bassin d’Arcachon comptant 6000 habitants, s’oppose fermement à l’accueil de migrants. Une décision pourtant annoncée par le préfet de Gironde mardi dernier.

Arès doit accueillir des migrants

Vendredi soir, le conseil municipal d’Arès s’est réuni en urgence. A l’issu des discussions, il a été décidé que la ville refusait d’accueillir des migrants venus de Calais. Il s’agit d’appliquer la politique du gouvernement de démantèlement de la jungle de Calais. Le préfet, Pierre Dartout, doit répartir 900 migrants venus de Calais.

Mais cette décision du conseil municipal d’Arès ne lui appartient pas. En effet, c’est le préfet qui a le dernier mot. Il a tenu à rappeler, mardi dernier, qu’il ne s’agissait que d’une cinquantaine de migrants. Leur arrivée est prévue pour le 15 octobre.

La population d’Arès divisée

La plupart des habitants d’Arès soutiennent la position de leur maire qui refuse d’accueillir ces migrants. Plusieurs raisons en cause. Citée par 20minutes, une mère de famille souhaite conserver le calme dans cette petite ville du bassin d’Arcachon. Une retraitée, elle, s’insurge du lieu choisi pour héberger les migrants.

La préfecture a réussi à négocier avec le propriétaire du centre de vacances de Lagune, le Comité d’Entreprise d’EDF. « On nous met dehors alors qu’on paie des impôts pour ce centre » se plaint-elle dans 20minutes.

Certains habitants d’Arès expriment aussi leur colère face à la désinormation dont ils se disent victimes. Un homme interrogé par 20minutes explique : « Il y aura apparemment des Afghans, des Érythréens, des Soudanais, des Syriens et des Roumains. Il y a la guerre en Roumanie ? Je n’étais pas au courant. On nous ment. »

Il y en a d’autres qui tentent de nuancer cette position. Une femme déclare ainsi : « On veut bien prendre des femmes avec des enfants mais pas des hommes seuls, ils vont faire quoi de la journée ? »

D’autres ont même raconté à 20minutes « avoir honte de leur ville » à cause de cette affaire. Sur les réseaux sociaux, les habitants d’Arès partagent aussi leur désarroi face à la contestation qui monte dans leur ville.

Face à la colère d’Arès, le préfet a décidé de reporter l’arrivée des migrants. Il rendra sa décision finale mi-octobre.