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Un médecin mis en examen pour avoir causé l’amputation de quatre membres d’une patiente

Un médecin mis en examen pour avoir causé l’amputation de quatre membres d’une patiente
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Suite à un avortement, une jeune femme s'est retrouvée malade, et admise à l'hôpital. Mais le médecin ayant sous-estimé son état, a dû l'amputer de quatre membres.

C’est un fait-divers sordide qui est relaté dans le journal la Dépêche. Tout a commencé fin 2011. Une bordelaise et son mari, Prscillia D., décide d’un accord commun d’avorter, juste après la naissance de leur troisième enfant. Elle subit donc une interruption volontaire de grossesse. Tout allant bien, elle regagne son domicile dans la foulée. Mais dès le lendemain, la jeune femme est atteinte de forte fièvre, et surtout, de graves douleurs. Elle retourne donc à la maternité où un interne de garde la prend en charge. Il lui retire alors le stérilet placé la veille juste après l’avortement, et la laisse repartir chez elle.

Une amputation sur les quatre membres

Mais rien ne va plus. Et quand elle retourne encore une fois à l’hôpital, un médecin voit que le médecin de garde avait sous-estimé son état, et les antibiotiques prescrits pour lui limiter la douleur n’ont été autorisés que tardivement. Accusé de n’avoir pas diagnostiqué la gravité de l’infection, le médecin diagnostique alors une septicémie. Mais encore une fois, le traitement est utilisé trop tard, et la jeune femme devra, quelques semaines plus tard, se faire amputer les deux pieds, l’avant bras droit et la main gauche selon le journal Sud-Ouest.

Le médecin mis en examen pour un mauvais diagnostique

En 2014, l’affaire ressort car le couple sort de son omerta. Le couple s’estime victime « d’une mauvais prise en charge de la maternité du CHU de Bordeaux », selon La Dépêche. Et le 12 août 2015, d’après Sud-Ouest, les conclusions sont accablantes après un rapport d’expert. Si bien qu’au début de l’été, un juge d’instruction a décidé de mettre en examen le médecin en question. Il est accusé de ne pas avoir diagnostiqué la gravité de l’infection de la jeune femme et de lui avoir donné des médicaments trop tard.