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Marine Le Pen risque trois ans de prison et 75 000 euros d’amende

Marine Le Pen risque trois ans de prison et 75 000 euros d’amende

Marine Le Pen, la présidente du FN risque trois ans de prison et 75 000 euros d'amende après la diffusion de photo de Daech sur son compte Twitter.

Suite à ses tweets reprenant les images des horreurs commis par Daech, Marine Le Pen est sous le coup d’une enquête préliminaire pour « diffusion d’images violentes » ouverte par le parquet de Nanterre. Sur Twitter, la présidente du FN a publié des images et notamment celle du journaliste américain James Foley, qui a été décapité à l’été 2014. Si Marine Le Pen a pourtant retiré les images à la demande des parents de la victime suite à une lettre écrite par leur soin, la présidente du FN n’est pourtant pas tirée d’affaire car elle risque jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Car outre la diffusion choquante de ces images, le scandale porte aussi sur le fait que Marine Le Pen est une présidente de parti politique.

Trois ans de prison et 75 000 euros d’amende selon la loi

La diffusion d’image pouvant choquer le public est une infraction grave dans le code pénal. L’article 227-24 du Code pénal prévoit que « le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d’un tel message, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ».

Les parents de James Foley peuvent aussi attaquer Marine Le Pen

Ici, la publication de ces images n’a clairement pas un but informatif contrairement à l’image du petit Aylan, le jeune syrien de trois ans retrouvé mort sur une plage de Turquie. Dans ce cadre là, c’est la dignité de la personne qui est donc prise en compte par la justice française. Cette dignité se comprend dans la loi française même après le décès de la personne visée. Ce sont donc les héritiers qui se trouvent alors en position de plaignant. Ce qui signifie que les parents du journaliste James Foley peuvent eux aussi demander réparation au préjudice subi par les tweets de Marine Le Pen. A la demande des parents, celle-ci a tout de même retiré ses publications.