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Lycée: l’auteur des fausses alertes terroristes en Gironde a été interpellé

Lycée: l'auteur des fausses alertes terroristes en Gironde a été interpellé

Un jeune homme de dix-huit ans a été interpellé pour une fausse alerte terroriste dans un lycée de Gironde et un autre dans les Landes.

Un jeune homme de 18 ans a été interpellé le 13 septembre dernier en Gironde. Son tord ? Avoir passé des fausses alertes téléphoniques pour une menace d’attentat terroriste dans un lycée du département. Le jeune homme, qui est originaire de la région selon l’AFP, était en cours de déferrement hier alors qu’une information judiciaire était ouverte pour « divulgation d’information fausse afin de faire croire à une destruction dangereuse ». Il aurait provoqué l’évacuation du lycée catholique de Bordeaux. En seulement dix minutes, il avait prévenu l’établissement, le commissariat de Bordeaux et à la gendarmerie de Gujan-Mestras, d’une éventuelle attaque terroriste contre le lycée. Ces appels évoquaient une bombe et dans un autre appel, « l’intrusion dans le lycée de trois jeunes de type arabe avec des sacs de sport et l’intrusion de trois jeunes de type maghrébin, barbus, porteur pour l’un d’une djellaba, avec des sacs de sport » selon l’AFP.

Un autre lycée victime de l’alerte dans les Landes

Cette manipulation aurait ensuite été réitérée le lendemain auprès du lycée de Dax selon les enquêteurs. Bien que le procédé soit le même, il est encore impossible de définir s’il est l’auteur de cette récidive. Ces appels avaient provoqué le déploiement d’un dispositif de sécurité exceptionnel. Chacun des lycées avaient été soigneusement évacués par les forces de l’ordre. Ces événements avaient même déclenché des dégâts collatéraux. En effet, la procureure de Bordeaux, Marie-Madeleine Alliot, a expliqué à l’AFP qu’un habitant du quartier ayant vu l’alerte dans un lycée « était sorti de chez lui avec une arme pour ‘en découdre' ». Le jeune homme a pu être identifié par la police judiciaire grâce au « laboratoire d’investigation opérationnelle du numérique ». Pour le moment, le mobile du jeune homme n’est pas encore connu par la justice.

Le jeune homme mineur au moment des faits

Envoyé devant le tribunal pour « divulgation d’information fausse afin de faire croire à une destruction dangereuse », le jeune homme risque une lourde sanction. En effet, la loi précise qu’un tel acte est passible de 2 ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Le palais de justice de Bordeaux devrait requérir un simple contrôle judiciaire et non un mandat de dépôt. L’auteur des faits était mineur lors du lancement d’alerte des lycées. Malgré tout, les faits sont passibles de moins de trois ans de prison.