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Justice: un homme incarcéré pour meurtre est libéré pour un vice de procédure

Justice: un homme incarcéré pour meurtre est libéré pour un vice de procédure
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Un homme arrêté pour le meurtre de sa compagne a été relâché par la justice pour un vice de procédure. Une erreur que la justice tente de résoudre

C’est la Voix du Nord qui révèle cette information. Un Roubaisien de 29 ans était en détention à la maison d’arrêt de Sequedin depuis près d’un an et demi. Il avait été incarcéré pour meurtre sur conjoint. Mais celui-ci vient d’être libéré par la justice sans aucune restriction judiciaire, ni aucun contrôle. Pour la famille de la victime, c’est un moment horrible. « c’est un deuxième coup de massue pour nous, c’est horrible », a déclaré à la Voix du Nord la soeur de la victime.

En effet, Sandra Mazingue a 41 ans lorsqu’elle décède des suites des coups subits dans son appartement de la commune de Hazebrouck, le 1er mai 2015. Dans ce dossier, les enquêteurs, le médecin légiste et même le procureur pointe du doigt la violence des coups. Allant même jusqu’à parler d’acharnement sur la victime. La mère de quatre enfants est décédé des suites d’une hémorragie interne. L’homme est alors incarcéré. Mais depuis, le procès se fait attendre.

Une libération de la justice pour un vice de procédure

Si le dossier du procès avance, elles apprennent pourtant que l’homme a été remis en liberté. La raison ? Un vice de procédure mis en lumière par l’avocat Frank Berton. Philippe de Monjour, avocat général près la cour d’appel, confirme ce défaut: « un incident de numérisation fait qu’il manque une page ou deux au dossier (des pages sans importance particulière) arrivé à la cour d’appel de Douai ».

La cour d’appel avait cependant confirmé la détention du prévenu. Mais la cour de Cassation n’a pas suivie. Dans un second temps, celle-ci a validé la demande de la défense et a remis en liberté le prévenu. L’avocat général explique à la Voix du Nord que « procéduralement parlant, on ne peut pas faire autrement ».

La crainte de la famille suite à cette affaire

De son côté, Frank Berton explique que « c’est vrai que c’est un peu radical. Mais c’est une réalité judiciaire, qui s’appuie sur un aspect de la loi. On a mis en lumière le fait qu’on n’avait pas l’intégralité des pièces de la procédure ». Ajoutant à la Voix du Nord que « le non-respect de la procédure, c’est la remise en liberté immédiate en cas de détention provisoire ».

La famille a aujourd’hui peur que le procès ne se tienne pas. En effet, l’homme est d’origine algérienne et pourrait retourner au pays. De plus, Emily confie à la Voix du Nord sa crainte d’une vengeance. « Est-ce qu’il peut venir se venger car chacun d’entre nous a donné sa version des faits ? », déclare la soeur de la victime.

Malgré tout, le procureur, Sébastien Piève, a requis un contrôle judiciaire contre le prévenu. Il ne reste qu’au juge d’instruction de décidé de la mise en place de la surveillance. Mais pour cela il faut qu’il ait reçu l’autorisation de la Cour de cassation. Ce qui ne semble pas le cas selon La Voix du Nord.