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Justice: le caractère raciste anti-asiatique est reconnu pour la première fois

Justice: le caractère raciste anti-asiatique est reconnu pour la première fois

Pour la première fois, la justice française a reconnu le caractère raciste d'une agression à l'encontre de la communauté asiatique de France.

C’est presque comme un petit bout d’histoire de la justice. Dans la 17e chambre du tribunal de Bobigny, pour la première fois le caractère raciste d’un vol avec violences au préjudice de la communauté asiatique a été retenu par la justice.

Une décision qui vient en récompense de la mobilisation de la communauté asiatique de France. Ces derniers accusaient la France de ne pas combattre juridiquement le racisme dont leur communauté est la victime. Alors que les questions d’intégration, de discrimination et de racisme font l’actualité française, les Français d’origine asiatique font souvent l’objet d’attaques. Mais jamais le caractère d’agression raciste à l’encontre de la communauté asiatique de France n’avait été retenu. Du coup, c’est une première pour cette histoire qui remonte au mois de mars dernier.

Les prévenus étaient des récidivistes

Les trois auteurs des faits, âgés de 22 à 23, ont attaqué violemment deux familles asiatiques à Bobigny et à Drancy. Une agression qui avait fait énormément de bruit et qui avait poussé le ministère public a annoncé au mois d’août que depuis le mois de janvier, 1 048 personnes d’origine asiatique avaient été attaqué en Seine-Saint-Denis. Cette affaire cumule une agression dans un domicile de Bobigny et une seconde, survenu à Drancy trois heures plus tard. Dans cette dernière, une famille d’origine asiatique avait été rouée de coups à la sortie d’un restaurant. Les trois suspects n’en étaient pas à leur premier coup d’essai. Le 12 avril, ils avaient été pris en flagrant délit alors qu’ils dépouillaient un commerçant chinois de la ville d’Aubervilliers. Au mois de juin, ils recommençaient leurs méfaits.

Le caractère raciste ne fait aucun doute selon la justice

Une récidive qui les mettait dans une situation compliquée dans le box du tribunal. Ils encouraient jusqu’à dix ans de prison. « Y’a aussi des milliers de voleurs. On n’est pas les seuls à voler des Asiatiques sur Aubervilliers », aurait déclaré un des prévenus lors du jugement relate le Parisien. Mais pour le substitut de procureur, pas de doute, le caractère raciste est présent. Elle avait même requis entre trente mois à trois ans de prison ferme. Une décision prise car « les victimes sont ciblées pour ce qu’elles représentent, possèdent et parce qu’elles sont asiatiques ». Du coup, les prévenus ont été condamnés à dix-huit et douze mois de prison avec mandat de dépôt par la justice.