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Jawad Bendaoud: le logeur de Daech fait son retour dans une lettre

Jawad Bendaoud: le logeur de Daech fait son retour dans une lettre
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Il a bien fait rire les réseaux sociaux. Jawad Bendaoud revient dans une lettre de 18 pages dans laquelle il évoque ses regrets et son incompréhension dans cette histoire.

Jawad est de retour. Si le logeur des terroristes a fait rire la France entière avec sa mauvaise foi, aujourd’hui, Jawad Bendaoud regrette avoir répondu aux caméras de télévision, présentent sur les lieux lors de l’assaut du RAID contre le commanditaire des attentats de Paris. La lettre de Jawad date de mi-décembre. Il écrit au juge d’instruction en charge du dossier des attentats du 13 novembre de la maison d’arrêt de Villepinte, une lettre de 18 pages écrite à la main dans laquelle il revient sur sa « célébrité »: « Je n’ai pas demandé à être filmé par ce foutu cameraman, il m’a entendu dire aux policiers que j’étais le loueur de l’appartement, il a allumé sa caméra si j’avais su ce qu’aurait causé cet interview je n’aurais jamais parlé ».

Jawad regrette l’interview sauvage à BFMTV

Pourtant, ce moment de télévision risque de rester un bout de temps dans les annales. Et si cela risque de ne pas jouer en sa faveur, Jawad regrette amèrement cette intervention télévisée. Il écrit: « Je suis passé d’une vie normale à une vie d’enfer en une fraction de seconde. Mon nom de famille a été sali, je fais l’objet de parodie, de blague ». Effectivement, ses déclarations presque grotesques en direct sur BFMTV a fait de lui un objet de moqueries sur les réseaux sociaux. Une sorte d’échappatoire humoristique dans la France meurtrie par les attentats qui ont frappé quelques jours plus tôt, Paris.

Jawad a bien rencontré Abaoud

Malgré tout, au coeur de sa lettre, Jawad soutient ne pas être au courant qu’il logeait des terroristes dans son logement, un squat sur lequel il avait posé une porte blindée, et qu’il louait à des fins pécuniaires. « A aucun moment je n’ai senti une ambiance terroriste ou dangereuse dans la location de l’appartement. Je suis conscient d’avoir hébergé les pires assassins que la France n’a jamais connu, mais à aucun moment je me suis associé je n’ai vu de mes yeux des armes ». Pourtant, il écrit tout de même avoir rencontré le chef de la section terroriste qui a frappé Paris le 13 Novembre: « Le monsieur Abaoud, le chef de Daech ou je ne sais pas quoi, je ne l’ai vu que 5 minutes, le temps qu’il soit rentré dans l’appartement et que je lui fasse visiter ».

Se démarquer du profil des terroristes radicalisés

Malgré tout, s’il reconnaît avoir fait une erreur, il tient avant tout de chose à bien faire entendre qu’il n’a rien à voir avec une entreprise terroriste et ne fait pas parti des personnes radicalisées: « je n’ai jamais prié, la dernière fois que j’ai prié j’avais 16 ans et mon père en était la seule raison. Je n’ai jamais fréquenté une seule mosquée, je fais tout ce qu’un bon musulman ne ferait pas ». Un peu plus loin dans sa lettre, il y est écrit: « Je n’ai rien à voir avec Daech, ni de loin ni de près ». Malgré tout, si l’homme est accusé de complicité en lien avec une organisation terroriste, ce qui reste hautement probable vu la durée de sa garde à vue (6 jours), il sera reconnu comme charge un acte terroriste. En effet, il n’existe pas de peine de complicité dans le cadre d’une entreprise terroriste. Cela le condamnerait donc à une peine de prison à perpétuité.