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Impôts: un agriculteur vient payer ses impôts avec ses chèvres

Impôts: un agriculteur vient payer ses impôts avec ses chèvres

Un jeune agriculteur du Sud-Ouest de la France, ruiné par une erreur des impôts, a décidé de payer son dû avec des chèvres.

Mickaël Artamonoff, un Haut-Garonnais, a fait une entrée remarquée dans le centre des impôts de Marmande. Le jeune homme, est le fondateur d’un projet pédagogique de grande ampleur, Arche de Noé à Gaujac. Le but est en fait d’élever et de faire cohabiter des races de chèvres anciennes et de participer à la conservation de ces espèces. Victime de son succès, le jeune homme reçoit de nombreuses écoles pour des ateliers pédagogiques. Mais récemment, son rêve s’est effondré lorsqu’il a reçu son avis d’imposition, lui réclamant le versement de la totalité de l’année 2013, alors qu’il n’avait commencé son exploitation qu’en septembre. Une somme considérable que le jeune homme ne peut malheureusement pas payer, et risque de s’endetter auprès de l’Etat durant de nombreuses années.

Des chèvres pour payer ses impôts

Alors pour faire valoir son mécontentement, le jeune homme s’est déplacer au centre des impôts pour payer lui-même. Mais il n’est pas venu seul. Pas d’avocat, mais Lili, la jersiaise, Tao le lama et Caramel, Réglisse et Nougat ses chèvres. Un accompagnement animal qui a surpris tous les employés. « On me demande de régler des impôts sur une année entière alors que je n’ai commencé mon activité que le 3 septembre 2013. J’ai investi toutes mes économies pour créer mon exploitation, soit plus de 200 000 euros, rien que pour l’achat de la maison, et aujourd’hui, je suis contraint de vendre mes reproducteurs pour pouvoir payer ce que me demandent les impôts », déclare le jeune homme agacé au journal régional Sud-Ouest.

L’homme est complètement ruiné

Pour manifester son mécontentement, le jeune homme a donc décidé de payer avec des chèvres. Un chose peu commune qui a forcé les travailleurs du centre de collecte des impôts de Marmande à faire appel aux forces de police pour faire évacuer tous le groupe. « Je me retrouve à payer mes impôts sur le revenu, ma taxe d’habitation et ma taxe foncière en même temps, cela représente entre 3 000 et 3 500 euros. C’est trop, et je n’arrive pas à me faire entendre pour trouver de l’aide », a confié le jeune homme à FrancetvInfo, qui doit expliquer à son fils de six ans que cette année, le père Noël n’a pas d’argent.

Crédits photo: Sud Ouest