fbpx
Actualités
Partager sur

Harcèlement: le cybersexisme, la nouvelle discrimination sur internet

Harcèlement: le cybersexisme, la nouvelle discrimination sur internet
Partager
Partager sur Facebook

Le harcèlement dans les écoles ne s’arrête pas à la cour de récré. Il existe aujourd’hui ce que l’on appelle le cybersexisme.

Le harcèlement sur les réseaux sociaux est de plus en plus important en France. Le cybersexisme fait l’objet d’une enquête, la première sur cette thématique. L’enquête a été réalisée par le centre Hubertine Auclert pour l’égalité hommes-femmes sur un échantillon de 1200 élèves franciliens.

Le harcèlement sur les réseaux sociaux dépasse les enseignants

Le harcèlement existe dans les cours de récréation, avant de se déplacer sur les réseaux sociaux. Ce que note l’enquête c’est que, en effet, 30% des élèves disent avoir reçu des insultes au moins une fois à l’intérieur de l’école. Alors qu’ils sont plus de 80% à déclarer se sentir en sécurité dans leurs établissements.

Ce qui a pour cause directement pour les enfants harcelés une perte d’estime de soi, une perte de confiance ou encore de l’isolement. Face à ces situations de harcèlement, les professeurs peuvent venir en aide aux victimes.

Mais d’après le témoignage du corps pédagogique, lorsque le harcèlement se prolonge sur les réseaux sociaux, les enseignants se sentent impuissants.

Le harcèlement à caractère sexuel sur les réseaux sociaux

Dans l’enquête, on apprend que la plupart des moqueries et insultes sur les réseaux sociaux sont à caractère sexuel. C’est la raison pour laquelle on définit ce harcèlement de cybersexisme. Et ce sont les 12-15 ans qui sont le plus touchés.

On compte en moyenne 3 à 4 élèves dans une même classe qui serait victime de cybersexisme. Plus précisément, il y a 3 filles et 2 garçons en moyenne dans chaque classe. Il s’agit de dévoiler des photos intimes ou de répandre des insultes et des rumeurs à propos de quelqu’un sur les réseaux sociaux.

D’après l’étude, les filles sont majoritairement ciblées (17%). Mais les garçons aussi peuvent être les victimes de ce type de harcèlement (11%). Et de l’un à l’autre, les insultes sont plus ou moins les mêmes.

22% pour filles déclarent ainsi avoir été insultées de « salope » ou de « pute » tandis que les garçons sont régulièrement l’objet d’insultes homophobes. Et selon l’enquête, ces insultes se basent sur l’apparence des victimes.

Mais parfois, le harcèlement prend une forme que les élèves ne détectent pas eux-mêmes. L’enquête révèle ainsi que 4% des filles et 1,5% des garçons ont déjà été contraint de réaliser des selfies sexy. Cela s’inscrit « dans un système de contraintes, liés aux rôles assignés aux filles et aux garçons qui sont intériorisés et rendent difficile son repérage ».

Sans compter qu’un quart des victimes refuse d’en parler, en particulier les garçons. Les filles, elles, se tournent plutôt vers des amies, au lieu de se confier à leurs parents. C’est pourquoi le centre Hubertine Auclert a lancé le 26 septembre une campagne de sensibilisation. Avec le #STOPCYBERSEXISME, le centre veut prévenir les risques du cybersexisme. Cette campagne s’ajoute à une vidéo présentée sous la forme d’un spot TV.