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Un enfant de cinq ans tué en plein Paris

Un enfant de cinq ans tué en plein Paris
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Mardi à Paris, un petit garçon roumain âgé de cinq ans est décédé après avoir été renversé par un fourgon qui l'a traîné sur plusieurs mètres. La Mairie de Paris se mobilise pour faire la lumière sur les circonstances du drame.

Hier après-midi à 14h30, un accident tragique a eu lieu boulevard Ménilmontant dans le 11ème arrondissement de Paris. La jeune victime, qui se trouvait sur la chaussée, entame la traversée de celle-ci via un passage protégé pour rejoindre sa mère et sa tante qui se tenaient de l’autre côté. Mais avant qu’il ne les atteigne, un fourgon le happe et le traîne sur plusieurs mètres. L’arrivée rapide des services de secours n’a pas permis de sauver la vie du garçonnet qui est mort sur place.

Premiers éléments sur les circonstances du drame

Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le conducteur, ainsi que le passager du fourgon, ont pris la fuite à pied après avoir délaissé la camionnette près du lieu de l’accident. D’après des propos de témoins rapportés par « Libération », l’homme, en état de choc, s’est échappé calmement de la foule qui commençait à s’agglutiner autour du corps en sang de l’enfant. Ce serait en voulant fuir les agents de police, qui poursuivait des vendeurs à la sauvette comme c’est régulièrement le cas dans la capitale, que l’enfant aurait trouvé la mort. Une source proche de l’enquête a déclaré que le véhicule n’était pas signalé comme volé et appartiendrait donc au chauffard, âgé d’une cinquantaine d’années.

La Mairie de Paris mobilisée

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Anne Hidalgo a annoncé dans un communiqué son soutien à la famille des victimes et également aux services de police « afin que soient établies au plus vite les circonstances exactes de ce drame ». Car une autre version des faits émerge. La police affirme que la patrouille n’était pas présente pour chassé les Roms mais que ceux-ci prennent la fuite à chaque apparition des hommes en uniforme.

 

 

Les habitants du quartier se disent écœurés et sous le choc. « Libération » rapporte les propos de certains d’entre eux : «On est France, en 2015 et on se retrouve devant le corps d’un enfant qui n’a pas choisi cette vie et qui se met à courir pour ne pas se faire attraper par la police. Franchement c’est dégueulasse» et un autre d’ajouter que « Tous les jours la police et les biffins jouent au chat et à la souris. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on ne les laisse pas tranquilles. Ils vendent des vêtements pour une petite poignée d’euros».