fbpx
Actualités
Partager sur

Education: la France pointée du doigt pour discrimination

Education: la France pointée du doigt pour discrimination

L’éducation prioritaire est pointée du doigt par un rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) publié aujourd’hui.

L’éducation prioritaire créée en 1981 par Alain Savary est remise en cause dans un rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco). Il en ressort que le système d’éducation prioritaire aggrave les inégalités scolaires. Au début des années 2000, la France se positionne dans la moyenne des 35 pays de l’OCDE. En 2015, elle se place bonne dernière sur le terrain des inégalités scolaires.

L’éducation prioritaire aggrave les inégalités

Depuis plus de 30 ans les politiques d’éducation ont favorisé les zones d’éducation prioritaires pour pallier les inégalités. Mais la situation dans les établissements prend le contre-pied de la volonté des politiques.

La présidente du Cnesco, Nathalie Mons explique en avant-propos du rapport que les politiques actuelles s’intéressent au mauvais problème. « Aucune politique, aucune pratique pédagogique ne résiste aux effets délétères de la concentration extrême des difficultés scolaire et sociale dans des établissements ghettos. »

Là où il aurait dû y avoir moins d’élèves dans les classes, ils ne sont qu’un ou deux en moins par rapport aux autres établissements.

Par ailleurs, il y a une proportion bien plus importante de professeurs contractuels ou débutants dans ces établissements. On compte deux fois plus d’enseignants de moins de 30 ans dans les zones prioritaires qu’ailleurs.

Les inégalités scolaires et sociales favorisées

Le rapport du Cnesco met également en lumière la ségrégation sociale. Les familles les plus aisées fuient les zones d’éducation prioritaires. Le rapport écrit : « Plus d’un élève sur dix (12%) fréquente un établissement qui accueille 2/3 d’élèves issus de milieux socialement très défavorisés (ouvriers, chômeurs ou inactifs), c’est-à-dire qu’ils vivent au quotidien dans des établissements presque exclusivement défavorisés. »

Selon le rapport, d’un département à l’autre, la ségrégation sociale peut être dix fois plus importante. Ce qui favorise les inégalités d’éducation dans les établissements. Par exemple, dans un autre rapport du Cnesco, on apprend que 45% des chefs d’établissement reconnaissent créer des classes de niveau. Les bons élèves continuent de progresser, accentuant encore les inégalités scolaires.

Le Cnesco préconise alors d’abandonner les systèmes d’éducation prioritaires comme c’est déjà le cas dans plusieurs pays.