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Chartres: le maire de la ville refuse de récupérer le corps d’un terroriste pour l’inhumer

Chartres: le maire de la ville refuse de récupérer le corps d'un terroriste pour l'inhumer

Le maire de la ville de Chartres est clair, il ne veut pas du corps d'Israël Mostefa dans son cimetière. Pour lui, il n'y a aucune raison que le terroriste soit inhumé ici.

« Je ne ferai aucun effort si une demande d’inhumation nous parvenait. Aucun. Ce type n’a été que de passage à Chartres alors que, parmi les victimes du Bataclan, nous avons perdu une jeune Chartraine qui ne demandait qu’à vivre ». Les mots du maire de Chartres, Jean-Pierre Georges, sont clairs. Il n’enterrera aucun terroriste du Bataclan dans sa ville. Deux mois après les attentats terroristes qui ont enflammé Paris et fait près de 190 morts, le corps du terroriste Ismaël Mostefa est toujours stocké à l’institut médico-légal de la ville de Paris car la ville de Chartres refuse catégoriquement de se charger de l’inhumation explique le journal L’Echo Républicain. Résidant à Chartres, le terroriste avait même déclaré son second enfant à la mairie. Une situation qui semblerait signifier son lieu d’enterrement, mais pour le maire de Chartres, il n’en est pas question.

Le maire de Chartres ne veut pas d’un terroriste

« J’ai vérifié, légalement, pour moi, il ne remplit pas les conditions » pour être enterré à Chartres, explique le maire de la commune au journal local. La famille du terroriste, arrivée dans la ville de la région Centre, au sud-ouest de Paris, avait quitté la ville pour s’installer en région parisienne en 2012, mais lui n’avait pas déménagé. Ce qui n’empêche pas le maire d’exprimer son point de vue: « La famille Mostefaï a quitté la maison de La Madeleine en 2012. Lui est certes resté encore ici, mais il n’avait pas d’adresse propre, il squattait chez quelqu’un. J’attends qu’on me prouve où était son domicile officiel jusqu’en 2015 ». Une situation qui obligerait donc la ville de Paris à s’occuper de l’enterrement, ou à envoyer le corps en Algérie, le pays de naissance de ses parents.

Les villes se battent pour ne pas récupérer les corps

L’enterrement des terroristes est très controversé. Si généralement, les plaques ne donnent pas de noms afin de ne pas en faire des lieux de pèlerinages malsains, les villes se battent pour ne pas avoir à inhumer ces meurtriers. Pour les auteurs des attentats du 13 novembre dernier, un seul terroriste a été inhumé, il s’agit de Samy Amimour, qui a été enterré dans le plus grand silence le 24 décembre dernier dans le cimetière de la ville de Drancy en Seine-Saint-Denis. Le corps de son complice, Bilal Hadfi devrait lui être renvoyé au Maroc.