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Calais: les « ratonnades » contre les migrants en forte augmentation ces derniers temps

Calais: les « ratonnades » contre les migrants en forte augmentation ces derniers temps

Si à Calais, les riverains n'en peuvent plus de la présence des migrants aux abords de la ville, certains groupes pratiquent malgré tout des "ratonnades" ce qui augmente de plus en plus les tensions.

Si les Calaisiens se plaignent majoritairement de la présence et des dérives des migrants dans la jungle de Calais, il semblerait que certains groupes se fassent justice eux-mêmes. Une information judiciaire a été ouverte suite à l’agression armée de trois syriens dans la nuit du 20 au 21 janvier dernier dans la ville de Calais, selon le procureur de Boulogne-sur-mer. Ces trois individus avaient été blessés en plein centre-ville entre deux heures et trois heures du matin à coups de barre de fer. Cette affaire n’est pas la seule, en effet, d’autres enquêtes ont été ouvertes pour des faits similaires a expliqué le procureur qui indique que l’affaire a été donnée à la police judiciaire qui dispose de plus de moyens pour l’enquête.

Les associations présentent à Calais ne peuvent que constater les faits

Généralement, les migrants de Calais victimes des agressions confondent leurs agresseurs avec des policiers. Des associations dénoncent d’ailleurs une montée des violences au sein de la jungle de Calais par des milices opposées aux migrants. Qualifiant même ces actes de ratonnades. Isabelle Bruand, coordinatrice régionale de Médecins du monde (MDM), explique à Metronews que « plus d’une dizaine d’agressions nous ont été rapportées par des migrants dans les dix derniers jours ». des propos soutenus par Alexandre Limousin, coordinateur d’une autre association, l’Auberge des migrants: « la plupart surviennent en lisière de la Jungle, par des hommes habillés en noir, portant des cagoules, qui les tapent avec des matraques ou des barres, et les gazent ».

Des agressions de plus en plus fréquentes la nuit

Ces agressions physiques peuvent parfois être graves. Le groupe Médecins sans frontières, qui se trouve sur les lieux explique par l’intermédiaire de Michel Janssens, chef de mission MSF pour Calais et Grande-Synthe, que « sur les 3.000 consultations données par Médecins sans frontière (MSF) en janvier, une centaine concernait des coups et blessures ». Le problème de ces « ratonnades » sont surtout le manque de reconnaissances des agresseurs. « Comme ça se passe de nuit, les migrants les prennent souvent pour des policiers, car avec leurs tenues noires ils donnent l’impression qu’ils portent l’uniforme. Ce n’est pas nouveau mais c’est plus fréquent depuis plusieurs semaines, donc les gens sont plus tendus. On leur recommande de ne plus sortir de la Jungle seuls », explique à Metronews Isabelle Bruand.