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Attentats de Paris: une fausse victime devant le tribunal

Attentats de Paris: une fausse victime devant le tribunal
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Une jeune femme de 24 ans va passer au tribunal pour escroquerie. Elle a tenté de se faire passer pour une victime des attentats de Paris.

Ce qu’elle a fait passe pour une chose immorale. Une jeune femme de 24 ans s’est faite passer pour une victime des attentats de Paris qui sont survenus le 13 novembre dernier. Celle-ci va être jugé en correctionnelle pour « faux et tentative d’escroquerie ». Âgée de 24 ans, elle s’était présentée au commissariat des Mureaux pour porter plainte. Elle prétendait faire partir des victimes des attentats de Paris au bar le Carillon.

Le bar le Carillon a été la cible des terroristes des attentats de Paris dans le 10ème arrondissement. Celle-ci a donc été interrogée par les enquêteurs de la police judiciaire le 31 décembre dernier. Elle se dit alors « gravement blessée à un bras ». Une chose parue crédible au premier abord. Celle-ci porte en effet un bras en écharpe et tend des certificats médicaux indiquant une greffe de peau nécessaire. Elle explique aussi avoir perdu des effets personnels notamment son téléphone, sa carte bleue et d’autres objets.

Un témoignage sur les attentats de Paris qui ne colle pas

Mais ce qui va la trahir, c’est son propre témoignage. En effet, la jeune femme prétend « avoir été soufflée par une explosion ». Problème, la terrasse du Carillon a été attaquée au fusil mitrailleur, mais aucune explosion n’a été recensée. C’est alors que les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles interpellent la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire. Ceux-ci se rendent compte de plusieurs incohérences dans les témoignages de la jeune femme sur les attentats de Paris.

C’est alors que les enquêteurs décident d’approfondir leur recherche et se rendent compte que le certificat est un faux. Le médecin n’a jamais rencontré cette patiente. Pire, la jeune femme ne figure même pas sur les listes des victimes admises dans l’hôpital en question. La photo de son bras est ensuite retrouvée sur internet mais ce n’est pas le sien.

Une arnaque qui peut lui coûter 5 ans de prison

Avec ses fausses déclarations, elle a tenté de frauder le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions. La Maison départementale de l’autonomie, qui aide les personnes handicapées, a elle aussi été dupée.

Pour ses actes, la jeune femme risque 375 000 euros d’amende et près de 5 ans d’emprisonnement. L’affaire en question a déjà été renvoyée près de deux fois depuis sa garde à vue en février dernier. Elle doit notamment être jugée pour exercice illégal de la pharmacie.Une autre affaire similaire où une jeune femme a voulu se faire passer pour une victime du Bataclan a écopé de six mois de prison avec sursis et doit verser 1 euro de dommages et intérêts au FGTI.