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Attaque à Orly: l’assaillant était sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants

Attaque à Orly: l’assaillant était sous l’emprise de l’alcool et de stupéfiants
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L’enquête sur l’attaque à Orly de samedi révèlent que l’assaillant qui a agressé des militaires était sous l’emprise l’alcool et de drogues.

Qu’est-il réellement arrivé à Ziyed Ben Belgacem samedi ? Qu’est-ce qui a poussé cet homme de 39 ans à agresser un policier et une militaire dans la matinée de samedi ? C’est ce que tente de déterminer l’enquête du parquet anti-terrorisme après l’attaque survenue à l’aéroport d’Orly (Paris), samedi matin.

Le récit de la journée de samedi

Très tôt, samedi matin, Ziyed Ben Belgacem est arrêté lors d’un contrôle router à Garges-Lès-Gonesses. L’homme de 39 ans conduit très vite et sans feux. Mais au moment où les policiers l’arrêtent, il brandit un pistolet. Et tire sur l’un deux, le blessant légèrement à la tête avant de s’enfuir.

Quelques minutes plus tard, selon Libération, les autorités ont retrouvé sa trace à Vitry-Sur-Seine. Il vole une voiture et prend la route, direction l’aéroport d’Orly. Pourquoi ? On ne le sait. Ce que l’on sait, c’est qu’aux alentours de 8h30 samedi matin, Ziyed Ben Belgacem est abattu par les militaires de la force Sentinelle.

Le Français d’origine tunisienne s’est jeté sur une des militaires en lui pointant son revolver sur la tempe. Il aurait alors crié : « Je suis là pour mourir pour Allah » selon le communiqué de François Molins. Le procureur précise qu’au cours de la bagarre Ziyed Ben Belgacem s’empare de l’arme de la jeune femme. Il se serait alors reculer laissant ainsi le champ libre aux autres soldats de lui tirer dessus.

Radicalisé, pas radicalisé ? Les premiers éléments sont flous

D’après les premiers éléments de l’enquête, l’homme de 39 ans était alors sous l’emprise de l’alcool et des stupéfiants. Des traces ont été découvertes dans son sang lors d’analyses toxicologiques. Selon son père, qui a témoigné auprès des autorités, son fils avait un style de vie porté sur ce type d’excès.

Il réfute ainsi l’hypothèse d’une radicalisation de son fils. Alors que les autorités ont révélé que Ziyed Ben Belgacem avait été signalé comme radicalisé, mais pas fiché S. Cependant, sa famille a déclaré qu’il ne priait pas. Et que, si effectivement il avait fréquenté des personnes radicalisées lors de différents passages en prison, son style de vie ne permet pas de le catégoriser comme radicalisé.

D’ailleurs, pendant l’état d’urgence, en 2015, il avait fait l’objet d’une perquisition administrative qui n’avait rien donné.

L’enquête devra donc déterminer quels étaient exactement les motifs de Ziyed Ben Belgacem. Le parquet anti-terroriste a ouvert une enquête notamment pour tentative d’homicide et d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Mais à l’heure qu’il est, aucune organisation terroriste n’a revendiqué l’attaque.