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Allemagne: le faits-divers sordide qui a failli faire exploser le pays après les agressions sexuelles de Cologne

Allemagne: le faits-divers sordide qui a failli faire exploser le pays après les agressions sexuelles de Cologne

Suite à un fait-divers sordide relayé par de nombreux médias russes et le parti néonazi allemand, le pays se divise de plus en plus sur la question des migrants après les agressions sexuelles de Cologne.

Si l’affaire des agressions sexuelles de la Saint-Sylvestre à Cologne ont fait le tour du monde, en Allemagne, il semblerait que la mèche soit sur le point d’exploser. En effet, alors que les enquêteurs tentent de mettre à jour les éléments de l’enquête, un autre faits-divers vient encore une fois enflammer le débat. Celui de Lisa F., une adolescente germano-russe qui a été portée disparue le lundi 11 janvier dernier, avant de revenir le 12 janvier suivant. L’adolescente, âgée de tout juste 13 ans avait alors déclaré à la police avoir été enlevée dans les environs de la gare de la S-Bahn de Mahlsdorf, dans l’est de Berlin, lorsqu’elle se rendait au collège.

Les agressions sexuelles de Cologne ont insufflé une vague de méfiance

Tentant de trouver des premiers indices sur les suspects, elle a insinué aux enquêteurs qu’il s’agissait de trois hommes de type méditerranéen, concordant avec les profils des principaux suspects des agressions sexuelles de Cologne. Selon ses déclarations, elle avait été victimes de multiples agressions sexuelles et de viols. Une information qui est arrivée aux oreilles des chaînes de télévisions russes, Zvezda, Ren-TV et Perviy Kanal qui se sont emparées de l’affaire. Mais malgré tout, dans un communiqué paru sur le réseau social Facebook, la police berlinoise a tenté de rétablir les faits après que la victime soit revenue sur ses déclarations. « La jeune fille qui, au début de la semaine dernière a été brièvement signalée comme enlevée n’a été victime d’aucun ravisseur, contrairement à ce qu’ont dit de nombreux comptes rendus de presse et des rumeurs sur les réseaux sociaux. L’enquête conduite par la police criminelle régionale a également permis de constater que la jeune fille de 13 ans qui a refait surface mardi 12 janvier n’avait pas non plus été violée », est-il écrit.

Le parti néonazi joue sur les peurs

Mais il n’en fallait pas plus pour que le partir néonazi NPD n’instrmentalise ce fait-divers et tente un procédé de récupération contre cette nouvelle crainte des migrants qui sont arriver au nombre d’un million en 2015. Surfant sur le thème que le NPD appelle le « rapefugees » (mélange de rape, viol en anglais et de refugees) afin d’alimenter les craintes de la population à l’égard des migrants, le parti néonazi alimente une crainte qui se partage de plus en plus, même au sein du propre parti d’Angela Merkel. Un parti qui, par l’intermédiaire d’une quarantaine de députés, a publié un communiqué où il était écrit : « Nous faisons face à des demandes excessives pour notre pays. Nous pensons qu’il est urgent de changer d’attitude à l’égard des flux migratoires actuels et de revenir au strict respect des lois existantes ».

La politique d’Angela Merkel remise en doute

Au départ favorable à l’accueil en masse des migrants, la population allemande a nettement fait marche arrière ces derniers jours et notamment après les agressions sexuelles de la Saint-Sylvestre, attribué selon la police de Cologne, à des sans-papiers originaires d’Afrique du Nord. Après un sondage publié récemment, ils sont maintenant 50% au sein de la population allemande à affirmer avoir peur des migrants et notamment après les agressions sexuelles de Cologne.