fbpx
Actualités
Partager sur

Agriculture: l’abattoir d’Alès en plein coeur d’un scandale après la fuite de vidéos

Agriculture: l’abattoir d’Alès en plein coeur d’un scandale après la fuite de vidéos

Des vidéos et des photos montrent la technique de mise à mort à l'abattoir d'Alès. Des pratiques scandaleuses qui crée la polémique.

Cela ressemble à un abattoir modèle selon les déclarations des dirigeants. Installé aux normes européenne, refait à neuf, traitant de la viande bio… Sur le papier l’abattoir d’Alès a tout de l’entreprise agro-alimentaire saine. Mais le problème c’est que ce n’est qu’une façade. A travers une série de vidéos et de photos publiée mercredi 15 octobre, accompagnée d’une enquête relayée par Le Point, l’association de défense des animaux L214, dénonce les actes de cruauté que subissent les bêtes. Affirmant même que « chevaux, vaches, veaux, cochons, agneaux et moutons y sont tués dans un océan de souffrance et d’indifférence ». Des accusations graves lorsqu’on sait que la viande française est pourtant certifiée de bonne qualité.

Des mises à mort illégales

Ces images dans les vidéos ne sauraient leur donner tort. Tournées en avril et mai 2015, elles montrent le supplice des animaux qui sont parfois entassés dans une cage surpeuplées, en train de mourir d’une lente agonie dans une mort qui se prolonge dans la souffrance. Pourtant, la loi française est très stricte en ce qui concerne l’abattage des animaux. En effet, celle-ci stipule que la bête doit avant tout être étourdie, avant qu’un coup fatal ne lui soit porté. En gros, lors de leur mise à mort, l’animal ne doit plus avoir conscience.

L’abattoir refuse de s’exprimer

Interrogé par Le Point, Gilbert Mouthon, le vétérinaire expert auprès des tribunaux explique que l’abattoir « prend des risques sanitaires considérables, avec des animaux maculés de matière fécale ». En fait, « lorsque l’animal est saigné à terre, son cœur bat encore. Les germes présents sur le sol peuvent passer par la plaie de saignée et contaminer la viande ». L’abattoir, lui, a refusé de s’exprimer dans la presse suite à ces vidéos, mais a pris tout de suite la décision de fermer l’établissement.