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Banquet de Rivarol: la justice saisie après des propos violents de militants nationalistes

Banquet de Rivarol: la justice saisie après des propos violents de militants nationalistes

La justice a été saisie après des propos prononcés par le négationniste Robert Faurisson, lors d'un banquet du journal d'extrême droite Rivarol.

Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) a annoncé avoir saisi le parquet de Bobigny ce mardi 12 avril après les propos niant la réalité de l’extermination des juifs prononcés par le négationniste Robert Faurisson, lors du banquet de Rivarol. Quelques centaines personnes étaient présentes lors de ce repas organisé par le journal d’extrême-droite. Invité d’honneur, Jean-Marie Le Pen a également assisté au banquet mais était déjà reparti au moment du discours de Robert Faurisson, qui fait l’objet de toutes les attentions. Ce sont les images de l’équipe du Petit Journal, présente à l’évènement, qui ont lancé la polémique et en ont choqué plus d’un, dont Gilles Clavreul de la Dilcra.

Robert Faurisson, le récidiviste encore visé

« Je saisis le parquet des propos négationnistes de Robert Faurisson, ce multirécidiviste de la haine », a indiqué Gilles Clavreul sur son compte Twitter, mardi 12 avril. En effet, lors de son discours au banquet de Rivarol, Robert Faurisson a plusieurs fois nié la réalité de la Shoah. Notamment en questionnant le fait qu’aucune « expertise médico-légale » n’ait abouti « depuis 70 ans ». Robert Faurisson a jugé le qualificatif de camp d’extermination « bizarre pour un camp qui avait un terrain de volley, un terrain de foot… ». L’homme de 86 ans a déjà été condamné pour ce genre de propos par le passé.

Les propos ahurissants recueillis par le Petit Journal au banquet de Rivarol

Les invités n’ont pas retenus leurs propos au micro du Petit Journal qui était présent au banquet de Rivarol, « je ne suis pas un admirateur d’Adolf Hitler, mais si les gens veulent dire qu’ils admirent Hitler, ils doivent être libres de le faire », a déclaré Henry de Lesquen, candidat aux élections présidentielles de 2017. Il a ensuite donné son pont de vue sur l’immigration, il souhaite « faire partir de France les immigrés ou les allogènes qui ne sont pas intégrés à la communauté nationale ». D’autres invités affirment au micro qu’« il faudrait que le fait de voir un noir ou arabe en France soit juste de l’exotisme, et non pas quelque chose d’habituel » ou encore qu’« il faudrait foutre dehors les étrangers sans aucune conciliation possible ».

Le banquet annuel de l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol – Le Petit Journal du 11/04

Crédit photo: Petit Journal