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Donald Trump: les points capitaux à retenir de sa première interview

Donald Trump: les points capitaux à retenir de sa première interview
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A peine élu Donald Trump offre déjà une interview à la chaîne américaine CBS. Il éclaire ainsi certains points de son programme.

Donald Trump est le 45ème président américain. Quelques heures après l’annonce officielle de son élection, le républicain est attendu à la Maison Blanche par Barack Obama. Ensemble ils ont ainsi préparé la transition.

Puis le 13 novembre Donald Trump fait de nouveau la Une des médias avec sa toute première interview de président. Il a donc reçu la chaîne CBS chez lui, entouré de sa famille, pour poser les premières bases de son mandat.

Donald Trump renonce à son salaire

Première annonce phare de cette interview, Donald Trump affirme qu’il renonce à son salaire de président. D’après The Independent le nouveau président des Etats-Unis avait déjà fait cette annonce au mois de septembre.

Celui qui dit vouloir lutter contre les élites officialise donc cette prise de de position. Il ne touchera ainsi pas les 400 000 dollars annuels auxquels il a droit. La loi le contraint néanmoins à toucher un dollar symbolique. La fortune personnelle de Donald Trump est estimée à 3,7 milliards de dollars selon le magazine Forbes.

Donald Trump n’est d’ailleurs pas le premier président américain de l’histoire à renoncer à ce salaire. Avant lui Herbert Hoover (1929-1933) et John F. Kennedy (1961-1963) avaient également renoncer à leurs salaires. Donald Trump devrait cependant toucher les 50 000 dollars de frais de fonctionnement.

Un mandat qui débute dans la violence

Donald Trump s’est également prononcé sur les nombreuses violences qui ont éclaté depuis son élection. Les jeunes sont encore dans la rue pour manifester contre Donald Trump. Ils scandent les slogans « Not My President » pour protester contre cette élection. Donald Trump les appelle au calme et leur promet : « nous allons rétablir le pays ».

Depuis que Donald Trump a été élu, des personnes ont été victimes d’agressions à caractères racistes ou homophobes. Le nouveau président a déploré ces violences et donc appelé à « arrêter cela ».

Donald Trump veut une administration qui lui ressemble

Sur l’Obamacare aussi Donald Trump semble adoucir ses positions. Quant au mariage homosexuel autorisé par la Cour Suprême, le président a indiqué qu’il ne reviendrait pas dessus.

En revanche, pour le reste de son mandat il souhaite avoir une Cour Suprême acquise à ses idées. Il a donc décidé de choisir un juge Suprême anti-avortement et pro-armes comme lui.

Aux Etats-Unis la Cour Suprême se prononce essentiellement sur les lois qui régissent la société. Néanmoins il a indiqué qu’il souhaitait laisser le choix aux Etats de gérer leurs propres législations. Notamment sur l’avortement.

Sur les immigrés, ses positions ne bougent pas

Enfin sur la question des immigrés, lors de sa campagne il souhaitait expulser tous les immigrés clandestins (soit environ 11 millions d’après ses chiffres). Finalement dans l’interview de CBS il préfère se concentrer sur les immigrés clandestins qui ne respectent pas la loi. Cela réduit le nombre de personnes potentiellement expulsables à 2 ou 3 millions.

Il reste par ailleurs ferme sur la construction du mur qui s’élève à la frontière avec le Mexique. Ce mur devrait s’étendre sur 1 600 km et coûter 8 milliards de dollars. Mais le Mexique a refusé de payer les frais de construction comme le réclamait le candidat républicain.

Donald Trump est en train de construire peu à peu son mandat. D’ici à son investiture en janvier, il entame la transition. Dans son gouvernement de transition on compte déjà deux hommes qui ont déjà touché à la politique … en tant que lobbyiste. Et ceux, malgré les promesses allant dans le sens contraire.