fbpx
Actualités
Partager sur

Primaire de la gauche: que retenir des débats à l’approche du premier tour

Primaire de la gauche: que retenir des débats à l'approche du premier tour
Partager sur Facebook

Que retenir de la campagne de la Primaire de la gauche 48 heures avant le premier tour. MCE fait un bref récapitulatif des deux mois de campagne.

Le premier tour de la Primaire de la gauche se déroulera ce dimanche 22 janvier. A l’issue de ce premier tour, deux candidats seront qualifiés pour le second tour. Le vainqueur de ce second tour sera donc le candidat officiel de la Gauche pour la Présidentielle 2017. Mais si des surprises sont à prévoir, la campagne et les débats des candidats donnent malgré tout quelques indications. Voilà ce qu’il faut retenir des deux mois de campagne pour la Primaire de la gauche.

1) Benoît Hamon, le François Fillon de la Primaire de la gauche ?

Il avait déjà marqué son opposition au gouvernement notamment sur la loi Travail. S’il fait parti des frondeurs, Benoît Hamon ne semblait pas le principal favori de la Primaire de la gauche. Cependant, le député des Yvelines semble monter dans les sondages. Surtout que lors du dernier débat, pour la première fois, il a été jugé le plus convaincant par l’ensemble des téléspectateurs (29%). Un score qui monte à 34% chez les sympathisants de gauche (34%) selon un sondage Elabe pour BFMTV.

Malgré tout, sa position de challenger inquiète ses adversaires qui l’ont virulement attaqué sur son idée de revenu universel. Si la proposition fait débat, Benoît Hamon est resté clair sur ses positions et a surtout marqué des points dans le débat sur les prisons. Un sujet sur lequel il a formulé de vraies propositions alors que ses adversaires sont restés flous. Benoît Hamon peut-il créer la surprise au même titre que François Fillon ? En tout cas, il semble le mieux placer pour accéder au second tour avec Manuel Valls.

2) Manuel Valls, la cible mise de côté par ses adversaires

Manuel Valls s’est lancé dans la Primaire de la gauche avec une étiquette sur le dos. En effet, l’ex-Premier ministre de François Hollande doit avant tout défende un bilan de cinq ans que beaucoup jugent catastrophique. Même parmi ses adversaires. Faisant malgré tout office de favori, il est donc la cible de ses rivaux. Ces dernier, lors des deux premiers débats, l’ont pris rapidement en grippe. Malgré tout, Manuel Valls a su jouer la carte de l’expérience du pouvoir pour se démarquer de ses adversaires. Une position pas si inconfortable car un sondage paru hier dans le Monde le montrait comme le plus apte des candidats à occuper la fonction présidentielle.

Malgré tout, ce sondage dévoilé aussi sa face froide et agressive. Et si une chose est certaine, c’est que Manuel Valls semble en perte de vitesse dans cette Primaire de la gauche. De moins en moins de monde en meeting, une gifle extrêmement médiatisée qui a mis en avant les problèmes des Français face au bilan de son mandat. S’il est pourtant l’archi favori du premier tour, un sondage BVA sorti 48 heures plus tôt le faisait perdre au second tour. Une défaite soit devant Hamon ou soir soit devant Montebourg.

3) La déception Vincent Peillon lors du premier tour

Il était en quelque sorte le candidat surprise. Surprise par sa candidature plus qu’inattendue, mais aussi par les espoirs qui étaient fixés sur ses épaules. Binôme de Manuel Valls dans sa position de défense du bilan de François Hollande, l’ancien ministre de l’Education Nationale ne semble pourtant pas en position de faire quoi que ce soit lors de la cette Primaire de la Gauche. En effet, bien loin de ses rivaux, il fait office de quatrième homme de cette élection avec des intentions de vote d’environ 7%.

En effet, lors des débats, ses idées ont peiné à percer face à ses rivaux. Notamment sur le plan de relance à 1000 milliards à l’échelle européenne. Pourtant il n’a pas manqué d’agressivité lors des débats. Attaquant notamment Hamon sur son revenu universel, Valls sur ses propos politiques guerrier et Montebourg sur la déchéance de sa politique européenne. Vincent Peillon espère malgré tout remonter sa cote de popularité grâce à son grand meeting de ce vendredi à Paris.

4) Une Primaire de la gauche qui attire moins que celle de la droite

Il ne faut pas se voiler la face, la Primaire de la gauche sera moins populaire que celle de la droite. En effet, le parti socialiste espère environ deux millions de votants, soit moitié moins que la Primaire de la droite et du centre. Un manque d’engouement notamment dû à un calendrier compliqué. En effet, la campagne a été séparée en deux par les fêtes de fin d’année, et la première primaire de l’opposition a vampirisé l’engouement médiatique.

Le quinquennat catastrophique de François Hollande n’a sans doute pas aidé non plus à mobiliser les Français. Reste malgré tout à savoir si la participation de ce dimanche ne va pas descendre le futur candidat de gauche avant même sa prise de fonction en tant que candidat socialiste.