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Présidentielle 2017: Marine Le Pen assume le coût de sa réforme des retraites

Présidentielle 2017: Marine Le Pen assume le coût de sa réforme des retraites

Marine Le Pen veut déconstruire la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy et revenir à la retraite à 60 ans. Et elle en assume le prix !

Marine Le Pen était invitée par Sud Ouest, mercredi, pour répondre aux questions des lecteurs sur son programme. Rapidement est venu le sujet des retraites.

Marine Le Pen veut la retraite à 60 ans

Ils ne sont pas nombreux, parmi les candidats à la présidentielle, à vouloir revenir sur l’âge de départ à la retraite. Comme Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud veulent revenir à un départ à 60 ans. Nathalie Arthaud veut même réduire le temps de cotisation à 37,5 annuités. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon souhaitent, quant à eux, un départ avec 40 annuités.

Devant les lecteurs de Sud Ouest, Marine Le Pen explique donc qu’elle souhaite ce départ à la retraite à 60 ans avec 40 annuités. Pour elle, il s’agit d’une évidence. Selon la patronne du Front National, on demande trop d’efforts aux Français qui « travaillent plus et plus longtemps ». Elle dit même que cela l’« excède ».

Pourtant, ce projet de ramener l’âge de départ à la retraite à 60 ans coûterait, selon ses propres estimations, 17 milliards d’euros. Face aux lecteurs de Sud Ouest, Marine Le Pen ne se départit pas de son projet.

Un coût ultra assumé

« Moi, j’assume ces 17 milliards, » dit-elle selon LCI. Marine Le Pen sait même déjà où elle va aller piocher tout cet argent.

« Trois points de chômage en moins c’est 25 milliards de plus dans les caisses de l’Etat. Elle est là la clé du sauvetage des retraites. »

En effet, la candidate frontiste est persuadée qu’en relançant les embauche, cela permettra de faire économiser l’Etat sur les indemnisations chômage. Et donc, financer son retour à une retraite à 60 ans.

Marine Le Pen promet aussi de lutter contre ce qu’elle appelle la « fraude sociale ». De nouvelles économies faites par l’Etat pourraient ainsi financer cette réforme. Mais elle n’est pas dupe, elle sait que ce ne sera pas facile. Elle fait donc cette promesse aux Français.

« Si en ayant fait tout (ces efforts), on s’aperçoit qu’il y a encore un problème avec le système des retraites, je me tournerai vers les Français et je leur dirai : ‘J’ai fait tout ce qui est nécessaire, là je suis obligée de me tourner vers vous pour faire un effort.’ Là, je suis convaincue que cet effort, ce sacrifice, ils le feront. »