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Présidentielle 2017: François Hollande considère Jean-Luc Mélenchon comme un danger

Présidentielle 2017: François Hollande considère Jean-Luc Mélenchon comme un danger

François Hollande décide une nouvelle fois de mettre les pieds dans le plat et de s’impliquer de façon peu subtile dans la présidentielle qui se joue.

Dans plusieurs interviews ces derniers jours, François Hollande laisse entendre que son soutien va naturellement vers Emmanuel Macron. Alors que Jean-Luc Mélenchon représente désormais un danger pour le président.

François Hollande peut-il rester en dehors de la campagne ?

Peu importe ce qu’il s’était promis, François Hollande est un animal politique. Un fin analyste de la politique nationale si l’on en croit le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Impossible donc pour le président de la République de rester sagement assis à regarder la présidentielle se dérouler sans lui.

On pensait qu’en renonçant à se présenter à la présidentielle, François Hollande resterait à l’écart de l’élection qui se joue. Pendant la primaire de la gauche, il a mis un point d’honneur à ne pas choisir son candidat. Même si beaucoup ont pensé qu’il avait plus d’affinité pour son Premier ministre démissionnaire Manuel Valls.

C’est pourtant Benoît Hamon qui est choisi pour représenter les socialistes à la présidentielle. Au début, la campagne se déroule plutôt bien pour l’ancien ministre de l’Education. Mais force est de constater que c’est un duel Fillon / Le Pen qui se profile. Puis un duel Macron / Le Pen quand François Fillon est mis en cause dans l’affaire des emplois fictifs de sa femme.

Soutenir la candidature dynamique de Jean-Luc Mélenchon ? Impossible !

François Hollande n’y tiendra pas beaucoup plus longtemps. Lors de ses déplacements, il lance donc quelques piques à Marine Le Pen. Il refuse que le Front National soit réellement considéré comme une possibilité pour la France.

Mais l’ennemi a changé de visage au fur et à mesure que les sondages sont publiés. Jean-Luc Mélenchon est devenu le nouveau danger auquel s’expose la France selon le président encore en place. C’est ce que les médias retiennent de plusieurs entretiens de François Hollande publiés ces derniers jours.

Alors qu’on approche de la date fatidique où François Hollande ne sera plus président, la question semble légitime : qui voit-il comme meilleur successeur ? Certainement pas une femme, c’est ce qu’il dit clairement face aux caméras de Konbini.

« Je préfère dire “il” à ce stade. Même si je ne veux pas être désagréable avec Nathalie Arthaud. »

Ceci dit, pas question d’envisager non plus Jean-Luc Mélenchon à l’Elysée.

« Le besoin de renouvellement a viré au dégagisme, » estime le président dans une interview accordée à Franz-Olivier Giesbert pour Le Point.

En effet, ce n’est presque plus un secret pour personne, François Hollande a une préférence pour Emmanuel Macron. Celui qu’il a lui-même nommé conseiller puis ministre.

« Il faut aller vers les candidats qui sont plutôt dans la suite. L’histoire ne s’arrête pas, » dit-il encore sur Konbini.

Un soutien dont pourrait se passer Macron

Cependant, ce soutien n’est pas forcément le bienvenu dans les rangs d’En Marche!. Parce qu’Emmanuel Macron attache de l’importance à se détacher du bilan du quinquennat de François Hollande. Dans lequel il a eu une influence considérable compte tenu de ses rôles.

D’autant que ses adversaires politiques le surnomment désormais Emmanuel Hollande.