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Présidentielle 2017: ce qu’il faut retenir de L’Emission Politique de Macron

Présidentielle 2017: ce qu’il faut retenir de L’Emission Politique de Macron

Le programme d'Emmanuel Macron reste un mystère pour beaucoup. Il était donc l’invité de L’Emission Politique pour y apporter des précisions.

Jeudi soir, deux jours après le grand débat sur BFMTV et CNews, Emmanuel Macron est de nouveau confronté au difficile exercice de présenter son programme. Beaucoup lui reprochent encore d’avoir des positions trop floues sur de nombreux sujets. L’émission est donc l’occasion de revenir sur plusieurs points, les préciser.

Une émission politique plutôt floue

Emmanuel Macron est l’invité de France 2, jeudi soir. Face à David Pujadas et Léa Salamé il revient en tout début d’émission sur les armes chimiques syriennes. Le candidat d’En Marche! pointe alors du doigt certains de ses adversaires qu’il accuse de favoriser la Russie et donc le régime syrien.

Il souhaite donc que les institutions internationales mènent l’enquête et prennent les sanctions nécessaires. Puis il affirme : « On doit sortir Bachar El Assad ».

« Ma volonté c’est la sortie du pouvoir de Bachar El Assad, mais pas au prix de la démocratie en Syrie. »

Mais au terme de cette séquence un peu brouillonne, les internautes regrettent que le candidat est une position encore floue.

Et ce manque de précision semble également se poursuivre sur la possibilité de se construire une majorité. Emmanuel Macron explique vouloir travailler avec “des femmes et des hommes qui ont une légitimité dans la société civile”.

Pour son gouvernement, il affirme que « le renouveau, il est là ». Mais n’aspire pas à .

« Ils sont d’accord sur une chose : améliorer les choses, entrer dans le 21e siècle. »

Léa Salamé lui reproche alors de vouloir composer avec « les poids lourds du passé ». Ce à quoi il répond, le sourire aux lèvres.

« Tous les poids lourds sont du passé parce que les poids lourds du futur vous ne le connaissez pas. » Il désigne alors ses partisans, qui composent le public, comme des candidats qu’il compte présenter aux législatives à venir.

« Ce ne sont pas des députés internet, ils sont là. Vous pouvez les toucher si vous voulez. »

Précision au coeur de l’émission

Durant une partie de l’émission, il est en fait reproché à Emmanuel Macron d’avoir des positions imprécises.

François Lenglet qui semble ne pas avoir anticipé la technicité du candidat à la présidentielle. Emmanuel Macron n’est pas d’accord avec les chiffres avancés, mais n’a pas le temps de détailler les formules mathématiques qui expliquent ces erreurs.

« Je sais que c’est fastidieux pour les téléspectateurs. »

Enfin, Bruno Retailleau, invité pour débattre, compare Emmanuel Macron aux « zigzags d’une bécassine ». Le coordinateur de la campagne de François Fillon veut alors souligner les retournements de chemise du candidat.

Emmanuel Macron s’en sort beaucoup mieux lors de la séquence face aux Français. En effet, d’abord devant les employés de Vivarte, il réussit à montrer de la compassion, à l’inverse de François Fillon. Passé dans l’émission avant Emmanuel Macron il avait été très décrié lors de sa rencontre avec des infirmières.

« Il ne faut pas chercher à sauver tous les emplois, il faut sauver les individus, » rappelle-t-il sur le plateau.

Puis il est confronté à François Ruffin, fondateur du média Fakir, figure de Nuit Debout. François Ruffin reproche à Emmanuel Macron de ne pas s’intéresser au sort des employés de l’usine Whirlpool à Amiens. Il lui offre même une carte de la ville et invite le candidat à s’y rendre.

Mais Emmanuel Macron refuse de se prononcer sur ce sujet.

« Une campagne présidentielle ce n’est pas un concours d’annonce d’estrade. Mon silence ce n’est pas de l’indifférence. »

Faire face aux Français, un exercice difficile

Face à un entrepreneur de l’ubérisation, il persiste à défendre sa loi Macron qu’il a faite adopter alors qu’il était au gouvernement. Il se montre ensuite à l’écoute mais là aussi sans solution miracle face au maire guyanais qui expose les raisons de la colère qui gronde.

Enfin, la séquence histoire. Emmanuel Macron se retrouve face à une professeur d’histoire qui s’interroge sur l’affaire de “crime contre l’humanité” d’Emmanuel Macron. Là aussi, il assume ce qu’il a dit, ce qu’il a fait. Même s’il accepte que ses propos ont pu être mal interprété par certaines franges politiques. Sur les réseaux sociaux, on remarque alors qu’Emmanuel Macron, qui avait pourtant soulevé une importante polémique, s’attire rapidement les félicitations des internautes.

une popularité renouvelée?

Avec Bruno Retailleau, Emmanuel Macron a une nouvelle fois l’occasion de revenir sur sa vision de la France et des Français. Le candidat d’En Marche! montre alors qu’il refuse une vision restreinte de la citoyenneté. Un débat très houleux se lance alors entre les deux hommes. Au point que Léa Salamé et David Pujadas ont du mal à reprendre la parole.

Ceci dit, à la fin de la séquence, on n’a pas l’impression que la discussion est aboutie à quoique ce soit. En fait, la totalité de l’émission semble vide de sens. On n’a appris que très peu de choses sur le programme d’Emmanuel Macron.

Il réussit néanmoins à convaincre 47% des téléspectateurs selon le sondage Harris Interactive réalisé au cours de l’émission. D’après Karim Rissouli c’est le meilleur score obtenu par un candidat à la présidentielle dans l’émission.