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Présidentielle 2017: sur les 35 heures qui dit quoi ?

Présidentielle 2017: sur les 35 heures qui dit quoi ?

La durée légale du temps de travail aura longuement été débattue lors de cette présidentielle. Certains y voyant un moyen de lutter contre le chômage.

En 2002, la durée légale du temps de travail passe de 39 à 35 heures. Chamboulement important dans la société. Les heures supplémentaires sont majorées à 25% parfois 10% avec dérogation.

L’histoire des 35 heures

Durant son quinquennat, Nicolas Sarkozy change les règles. Les heures supplémentaires seront défiscalisées. Les employés sont censés y gagner en pouvoir d’achat, jusqu’à 500 euros net par personne selon Le Figaro.

Mais cinq ans plus tard, François Hollande revient dessus. Alors que la présidentielle est sur le point de se jouer, avec toujours plus d‘incertitude, les candidats se déchirent sur cette question cruciale. On se souvient sans doute des débats mouvementés qui ont suivi le changement de la durée légale du temps de travail.

15 ans plus tard, les personnes changent (presque) et les discours aussi. Aujourd’hui, plusieurs candidats souhaitent en effet revenir sur les 35 heures. Certains, comme Nathalie Arthaud, pour diminuer encore le temps de travail.

Diminuer, revisiter, supprimer ?

C’est le cas de Philippe Poutou qui veut passer aux 32 heures et ainsi engendrer des embauches dans les entreprises. Il va même jusqu’à proposer une répartition du temps de travail dans les métiers pénibles en descendant à 30 heures légales.

Jean-Luc Mélenchon, dans l’idéal voudrait aussi en venir aux 32 heures et à la semaine de quatre jours. Mais sa priorité est de faire appliquer les 35 heures et d’augmenter les majorations sur les heures supplémentaires. Donc sans revenir à leur défiscalisation.

Certains candidats ne veulent pas vraiment toucher aux 35 heures. Comme Jacques Cheminade, qui ne fait pas vraiment de proposition à ce sujet. Benoît Hamon veut permettre aux entreprises et aux branches de réduire les temps de travail par accord. Sans toucher donc à la législation.

Ce que dit aussi Marine Le Pen en ajoutant qu’il faut absolument conserver les salaires des employés. Et en particulier si les entreprises veulent augmenter le temps de travail.

Emmanuel Macron ne supprime pas à proprement parler les 35 heures. Au contraire, il souhaite conserver le Code du Travail tel quel à ce sujet. En revanche, il estime que le temps de travail doit être négocié entreprise par entreprise. Et si les entreprises ne trouvent pas d’accord avec les syndicats et les employés, un accord de branche devra être trouvé.

François Fillon va donc plus loin que le candidat d’En Marche. Il souhaite supprimer purement et simplement les 35 heures. Et même revenir sur une base légale de 39 heures pour les nouvelles entreprises qui n’auront pas signé d’accords.