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Nicolas Sarkozy attaque François Hollande sur les attentats en présentant son propre bilan

Nicolas Sarkozy attaque François Hollande sur les attentats en présentant son propre bilan

L'ex-président de la République, Nicolas Sarkozy s'est attaqué à François Hollande sur les attentats en France. Cependant, il a omis quelques détails…

Pour Nicolas Sarkozy, François Hollande et son gouvernement ont sous-estimé la possibilité de réponse de Daech suite aux frappes françaises en Syrie. « Lorsqu’on a pris la décision d’aller en Syrie, on n’a pas mesuré les conséquences sur la sécurité intérieure. On a sous-estimé la menace qui suivait notre intervention », a déclaré l’ex-président au micro d’Europe 1 mercredi 2 décembre. « J’ai approuvé le principe de l’intervention en Syrie parce que nous ne pouvons pas laisser la Syrie dériver, parce que la Méditerranée, c’est notre banlieue. Mais le fait de lâcher des bombes en Syrie a conduit à une élévation du risque sur le territoire national », assure Nicolas Sarkozy qui fut au gouvernement entre 2002 et 2012, d’abord en tant que ministre puis en temps que président.

Pas un seul attentat entre 2002 et 2011 selon Nicolas Sarkozy

Mais si ces déclarations n’engagent que lui, Nicolas Sarkozy a peut-être annoncé la phrase de trop en déclarant à l’équipe d’Europe 1 qu’ « entre 2002 et 2011: pas un seul attentat en France », en faisant référence à son propre bilan. Si Nicolas Sarkozy fait volontairement omission de 2012, c’est que cette année là, Mohammed Merah avait fait un carnage à Toulouse contre une école juive et des militaires. Même si l’ex-président ne parle que du bilan sur neuf ans, il semblerait qu’il ne parle pas non-plus des autres attentats non liés au terrorisme islamique. On compte par exemple des actions de groupes indépendantistes (235 pour la Corse rien qu’en 2006) ou même d’attaques néonazis comme l’incendie du bureau régionale du secours populaire à Toulouse en 2002.

Nicolas Sarkozy considère que les décisions n’ont pas été assez radicales

Malgré tout, Nicolas Sarkozy ne s’est pas démonté: « je pense qu’on n’a pas pris la mesure des événements qui se sont passés en janvier. On aurait du prendre un certain nombre de mesures qui n’ont pas été prises. Il ne faut pas recommencer la même erreur », a lancé l’ex-président de la République. Retrait de nationalité, bracelet électronique accompagné d’assignation à résidence, cellule de déradicalisation, les propositions de Nicolas Sarkozy sont nombreuses. Pour lui, identifier un djihadiste est une chose… simple. « Quand on consulte régulièrement un site pédophile, on est un pédophile, quand on consulte régulièrement, et pour des raisons autres que journalistiques, un site djihadiste, on est un djihadiste ».