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Marion Maréchal-Le Pen: “Je suis une accident qui se vit bien”

Marion Maréchal-Le Pen: “Je suis une accident qui se vit bien”

Marion Maréchal-Le Pen s’est fendue d’une déclaration plutôt inattendue ce jeudi lors d’une séance de travail sur l’IVG à l’Assemblée nationale.

La députée frontiste ne cache pas ses positions anti-IVG. Depuis le début ce sont ces mêmes positions qui l’opposent au second du parti, Florian Philippot. Mais ce jeudi, à l’Assemblée nationale, Marion Maréchal-Le Pen n’a pas hésité à évoquer sa vie privée pour défendre ses convictions.

Marion Maréchal-Le Pen un « accident »

Lors d’une session de travail sur l’extension du délit d’entrave à l’IVG, Marion Maréchal-Le Pen s’est pourfendue d’une anecdote particulière. En effet, la cadette des députés s’est elle-même qualifiée “d’accident” comme le rapporte LCP.

Selon RTL, la députée frontiste s’adressait à Catherine Lemorton, présidente de la commission des affaires sociales. En tentant de défendre ses positions anti-avortement, Marion Maréchal-Le Pen a alors sous-entendu qu’elle n’était pas une enfant désirée.

Elle s’est exprimée en ces termes selon RTL : « Je me permets cette impudeur parce qu’elle est de notoriété publique, » commence la nièce de Marine Le Pen. « Vous avez devant vous un ‘accident’ qui se vit bien et qui préfère aujourd’hui être devant vous, à vous dire vos vérités, plutôt que d’avoir été avortée. »

Un argumentaire choc anti-IVG

En effet, en 2013, le journal L’Express avait révélé que la jeune femme n’avait rencontré son père biologique qu’au moment de l’adolescence. Aujourd’hui elle assume parfaitement ce passé, et s’en sert même pour défendre son opinion sur l’IVG.

Le texte actuellement débattu à l’Assemblée nationale porte sur le délit d’entrave à l’IVG. Et plus particulièrement vient renforcer les sanctions qui pourront être prises contre les sites internet qui font de la désinformation sur l’IVG.

Plusieurs sites avaient ainsi été pointés du doigt. Notamment le site IVG.net mis en lumière par une élue Les Républicains, Aurore Bergé.

La jeune femme, élue de Magny-les-Hameaux (Yvelines) avait passé un coup de fil au site internet en se faisant passer pour une femme enceinte. Elle avait ensuite dénoncé les pratiques du site sur son compte Facebook.

Quelques jours plus tard, le site a annoncé par voie de presse qu’il portait plainte contre Aurore Bergé pour diffamation.

Si le texte sur le délit d’entrave à l’IVG est adopté, les sites pratiquant la désinformation encourent de lourdes amendes et des peines d’emprisonnement.

Un exercice auquel s’est également plié un chroniqueur de France Inter.