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Marine Le Pen reconnait avoir créé un emploi fictif au parlement de l’UE

Marine Le Pen reconnait avoir créé un emploi fictif au parlement de l'UE

Un rapport de l'Olaf dévoilé par Médiapart et Marianne explique que Marine Le Pen reconnait avoir créé un emploi fictif au Parlement Européen.

Un aveu incroyable de la part de Marine Le Pen. En effet, la candidate à la Présidentielle 2017 a reconnu avoir salarié un emploi fictif. Une déclaration fait à l’Olaf, l’organisme anti-fraude de l’UE. La personne concernée par cet emploi fictif est son garde du corps Thierry Légier. Il a été rémunéré sur le dos du Parlement Européen comme un assistant parlementaire.

C’est en tout cas les révélations paru dans un rapport de l’Olaf dévoilé jeudi 16 février par Médiapart et le journal Marianne. Ce rapport dévoilé de l’Olaf est le contenu final d’une enquête qui a débuté en juin 2014. Celle-ci a été transmise à la justice française il y a seulement 7 mois. Cette enquête avait été demandée sur des soupçons d’emplois fictifs du FN dans le cadre de la rémunération des assistants parlementaires en 2015.

Deux assistants de Marine Le Pen dans le viseur du Parlement Européen

Selon les détails du rapport publié sur les deux médias, les extraits dévoilent les recrutements des assistants parlementaires de Marine Le Pen entre 2009 et aujourd’hui. Au total, 12 personnes ont été embauchées par la Présidente du Front National en cinq ans. Malgré tout, le travail fournit et leur présence rare à Bruxelles a laissé des doutes à l’institution européenne. Notamment pour deux d’entre eux, Thierry Légier et Catherine Griset.

Le rapport explique donc que Marine Le Pen « a reconnu d’une part que les bulletins de salaire établis sur la période d’octobre à décembre 2011 pour un montant de 41 554 euros n’ont jamais été payés au bénéficiaire indiqué, Thierry Légier. Et que d’autre part elle n’avait pas employé Thierry Légier pendant ces trois mois ». Le préjudice financier est évalué pour le moment à 340 000 euros par l’Olaf et le Parlement Européen.

Marine Le Pen soutenait que ce n’était pas un emploi fictif

Les extraits précisent même que Marine Le Pen a voulu « obtenir du Parlement la régularisation de dépenses de salaires et charges antérieures qui n’avaient pas été payées par ce dernier ». Pourtant, invité dans l’Emission Politique sur France 2, Marine Le Pen avait niée les faits. Elle avait notamment déclaré que son garde du corps « a travaillé quelques heures pendant quelques mois dans le cadre de mes activités parlementaires ».

Dans la loi européenne, les attachés parlementaires ont obligation de vivre à Bruxelles afin d’exercer leur métier pleinement.