fbpx
Actualités
Partager sur

Manuel Valls: l’élection du Front National pourrait conduire à « la guerre civile »

Manuel Valls: l’élection du Front National pourrait conduire à « la guerre civile »

Manuel Valls, le Premier ministre français, n'a pas mâché ses mots au micro de France Inter, en voulant fermement s'opposer aux candidatures FN lors des seconds tours des régionales.

« Il y a deux options, explique-t-il. Il y a une option qui est celle de l’extrême droite qui, au fond, prône la division. Cette division peut conduire à la guerre civile et il y a une autre vision qui est celle de la République et des valeurs, qui est le rassemblement », ce matin, au micro de France Inter, le Premier ministre, Manuel Valls, n’a pas mâché ses mots. A deux jours du second tour des élections régionales, Manuel Valls a assuré que les Français devaient tout faire pour empêcher le parti d’extrême droite de l’emporter au second tour. Il a notamment déclaré que le parti de Marine Le Pen pouvait conduire à « la guerre civile ».

Manuel Valls interpelle sur l’arnaque d’un tel programme

« L’extrême droite est au fond dans l’arnaque, parce que son projet, c’est une arnaque, le Front National trompe les gens, il toujours dans l’outrance et tient des propos insupportables », ajoutant qu’il ne fallait pas oublier que « le clan Le Pen qui, en plus, est poursuivi par la justice ». Selon Manuel Valls, le score de 40% est beaucoup trop élevé pour les idées que propose le parti de Marine Le Pen: « Les Français qui font ce choix, bien sûr, je les respecte, parce que quand il y a un vote de colère, il faut l’entendre, mais ils votent pour un parti antisémite, raciste, qui n’aime pas la République… et qui en plus trompe les Français ».

« Le programme du FN, c’est la division »

Interrogé sur la mise en place du programme du Front National dans les régions concernées, Manuel Valls est clair: « si l’extrême droite l’emportait dans le Nord-Pas-de-Calais, dans le Grand Est ou en Paca, mais aussi en Franche-Comté-Bourgogne, l’image de ces régions serait détruite, beaucoup d’entreprises partiraient, on supprimerait en plus des projets et des programmes, là pour les femmes, je pense au planning familial, là le soutien à un certain nombre de projets pour les lycées ». Il a ensuite conclu ses déclarations par un appel à tous ceux qui ont voté pour le Front National au premier tour des Régionales: « à tous ceux qui sont tentés aujourd’hui par le vote extrême parce qu’ils en ont assez, je leur dis, pour ces petits retraités, ces ouvriers, ces citoyens dans la précarité, cette jeunesse qui ne voit pas l’avenir, Ca serait un désastre, ça serait pire. Le programme du FN, c’est la division ».