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Jean-Marie Le Pen jugé en appel pour ses propos sur les Roms

Jean-Marie Le Pen jugé en appel pour ses propos sur les Roms
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Jean-Marie Le Pen comparaît une nouvelle fois devant le tribunal pour des propos discriminants qu’il a tenus en 2013 à Nice.

La cour d’Appel d’Aix-en-Provence va se saisir du dossier qui oppose Jean-Marie Le Pen à plusieurs associations de lutte contre les discriminations.

Jean-Marie Le Pen qualifie les Roms d’odorant et d’urticant

L’avocat général a requis la confirmation de la peine de Jean-Marie Le Pen après sa condamnation pour des propos discriminants. En première instance au tribunal de Nice, le président d’honneur du FN a été condamné à 5000 euros d’amende.

Jean-Marie Le Pen ouvre un nouveau volet à ses péripéties judiciaires. En 2013, lors d’une conférence de presse à Nice, le président d’honneur du Front National tient des propos discriminants à l’encontre des Roms.

Selon 20 Minutes, il aurait ainsi qualifié leur présence dans des camps d’« urticante » et d’« odorante ». A l’époque il avait même ajouté que ce n’était que « le petit morceau de l’iceberg ». Le tribunal de Nice le poursuit donc pour provocation à la haine et la discrimination.

Il se défend de tout racisme

Lors de son procès, Jean-Marie Le Pen ne retire pas ses propos. « Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés. »

Il est même allé jusqu’à réitérer ses propos. « Oui les gens se plaignent (de l’odeur). »

Face aux questions du juge Jean-Marie Le Pen défend une nouvelle fois sa liberté d’expression. « Je suis payé pour dire ce que les électeurs pensent. […] Je suis un homme libre. Je ne suis pas tenu par la ligne jaune du prêt-à-penser.

Jean-Marie Le Pen tente également de se défendre des accusations de provocations à la haine. Il assure qu’il ne déteste pas les Roms. Il assure ainsi avoir de la compassion pour les Roms … mais plus encore pour les Niçois. Son avocat, il déplore que son client la cible des associations de lutte contre le racisme et les discriminations.

En 2016, le tribunal correctionnel de Nice avait condamné Jean-Marie Le Pen à 5000 euros d’amende. Et il doit également verser 1000 euros pour chacune des parties civiles. Les parties civiles au premier procès étaient SOS Racisme, La Ligue des Droits de l’Homme et Prales (une ligue de défense des Roms). Prales ne s’est pas portée partie civile en appel.