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G7 : les grands dirigeants du monde réunis au Japon mais pourquoi ?

G7 : les grands dirigeants du monde réunis au Japon mais pourquoi ?

De la lutte contre le terrorisme à l'urgence économique, de nombreux dossiers brulants attendent le G7. Mais quelle est sa capacité d'action ?

Les sept plus grandes puissances mondiales se réunissent aujourd’hui et demain au Japon. Durant ces deux jours, l’île japonaise d’Ise-Shima reçoit les représentants des États-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de l’Allemagne, du Canada et enfin du Japon pour la tenue du G7. Urgence économique, lutte contre le terrorisme, réchauffement climatique ou encore défi des migrations, nombreux sont les sujets qu’ils aborderont. Mais que peut le G7 ?

Le G7 : un rassemblement informel

Contrairement au sommet du G20, le G7 est perçu davantage comme un entre-soi informel que comme un directoire des affaires du monde. Lors de sa naissance, il y a quarante et un ans, cette instance représentait les principaux pays industrialisés. Y sont réunis cette année le président américain, Barack Obama, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, François Hollande, le premier ministre britannique, David Cameron, ses homologues italiens, Matteo Renzi, et canadien, Justin Trudeau et bien entendu leur hôte, le premier ministre japonais, Shinzo Abe. L’objectif : discuter des grands enjeux d’une planète en crise. Néanmoins, même si les grandes puissances rassemblées représentent 40% du commerce mondial, leur capacité d’action reste limitée. En effet, la Russie qui avait rejoint le G7 en 1994, en est exclue depuis 2014 et son annexion de la Crimée.

Une capacité d’action limitée

Depuis le départ de la grande puissance soviétique, les participants sont d’accord sur à peu près tous les sujets. C« es réunions sont l’occasion d’échanges d’autant plus libres qu’il n’y a pas de décision à prendre », explique un haut diplomate français au Monde. Ainsi, l’essentiel de la déclaration finale est déjà rédigée « avec juste encore quelques crochets » sur les quelques points de désaccords restants avant même le début du G7. Beaucoup dénoncent les limites de ce sommet qui n’inclut pas les grands pays émergents comme la Chine ou encore l’Inde. Selon Bertrand Badie, professeur à Sciences Po Paris : « Ces sommets, qui sont des lieux de concertation plus que de décision, où les représentants des grandes puissances se retrouvent entre eux, sont devenus l’archétype de la diplomatie de connivence ». En d’autres termes, le G7 permet aux dirigeants des grandes puissances présentes d’échanger sur les enjeux mondiaux. Mais aucune décision d’action concrète n’y sera prise.