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François Fillon au coeur d’une nouvelle affaire judiciaire ?

François Fillon au coeur d'une nouvelle affaire judiciaire ?

François Fillon serait au coeur d'une nouvelle affaire. En effet, le JDD a révélé que le candidat aurait perçu 21 000 euros d'argent public d'une cagnotte secrète du sénat.

Après les soupçons d’emploi fictif concernant sa femme, François Fillon est à nouveau pointé du doigt. En effet, le candidat Les Républicains pourrait une nouvelle fois être inquiété. L’AFP dévoile que l’ex-Premier ministre aurait reçu des fonds provenant d’une cagnotte secrète du Sénat. Une information qui a été dévoilée ce dimanche par le JDD et qui risquerait d’embarrasser François Fillon. Ce dernier ayant déjà vu sa cote de popularité chuter suite à l’affaire de l’emploi fictif.

Dans cette affaire, le JDD affirme que François Fillon aurait encaissé pas moins de sept chèques dont la provenance serait douteuse entre 2005 et 2007. C’est à dire durant son mandat de sénateur de la Sarthe. La somme globale de cette transaction serait évaluée à près de 21 000 euros. Celle-ci serait directement en provenance de l’argent public perçu par le Sénat et dissimulée dans une caisse secrète selon les informations du journal.

Le JDD précise qu’« au lendemain de son départ du gouvernement, François Fillon a perçu sept chèques à son nom. Ces chèques, pour un montant total de l’ordre de 21 000 euros, correspondaient à des reliquats de crédits d’assistants ». Cette argent met aussi en cause l’association Union républicaine du Sénat (URS). Elle est soupçonnée d’avoir mis en place un système de cagnotte secrète dans le but de reverser de l’argent public à certains élus dans la stricte confidence.

Une association pour maintenir son train de vie

L’association en question n’a d’ailleurs jamais caché son intention. L’objectif de cette dernière était de permettre aux sénateurs de pouvoir assurer leur train de vie. Une association qui est née en 2002. En effet, le RPR et l’UDF, les deux partis de la droite de l’époque vont fusionner sous la présidence de Jacques Chirac. Cela donnera naissance à l’UMP.

Du coup, il faut aussi prendre en compte que chacun des deux partis gérait de manière autonome les avantages qui étaient accordés aux élus parlementaires. Gérard Longuet a été interrogé par le JDD. Il explique que « les présidents de groupe et leurs vice-présidents avaient tous voiture, chauffeur, assistantes. Et forcément, en créant un seul groupe, cela avait des conséquences matérielles importantes ».

Mais du coup, cette fusion n’a pas plu à certains élus qui se sont plaints de perdre une partie de leurs avantages. Notamment les grandes figures de l’UDF. Ces derniers se sont fortement opposés à ce nouveau train de vie. Une source anonyme au Sénat contactée par l’AFP explique que « les barons de l’UDF voulaient pouvoir garder leurs avantages ». Cette contestation a donc vu se créer « une association qui allait pouvoir leur maintenir leur train de vie… à vie ».

François Fillon apparaît dans une affaire complexe

Cette affaire n’est pas nouvelle. Elle est en effet passée dans les mains de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique après un signalement en 2012. L’enquête est d’ailleurs en cours depuis cette même année. Il faut noter que sur les cinq personnages principaux de l’histoire déjà entendus, tous ont été mis en examen pour détournement de fonds publics et recel. Pas sûr que François Fillon soit ravi de voir son nom au coeur de cette affaire.